- Environnement, LA UNE

ZACA : ultimatum d’un mois lancé aux attributaires de parcelles non construites

Le Ministère de l’Urbanisme et l’Habitat a lancé un ultimatum aux attributaires de terrains non encore viabilisés dans la zone d’Activités commerciales et administratives (ZACA). Un délai d’un mois est donné aux intéressés pour la mise en valeur des parcelles. Passé ce délai, les parcelles seront réattribuées à d’autres souscripteurs. C’est la principale information annoncée par le ministère au cours d’une conférence de presse ce vendredi 24 août 2018 sur le site de la ZACA à Ouagadougou. 

La Zone d’Activités Commerciales et Administratives (ZACA) est devenue un lieu de défécation et de dépotoir de différentes sortes d’ordures. Cinq ans après son dernier délai de paiement, les souscripteurs de la ZACA sont sommés de mettre en valeur leurs terrains.

Léon Paul Toé, Secrétaire général du Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat.

Selon Léon Paul Toé, Secrétaire général du Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, c’est depuis 2013 que les derniers paiements devraient être arrêtés pour les souscripteurs. Un prolongement de cinq ans avait été encore accordé et devrait prendre fin le mois de juin passé. Une mise en valeur des parcelles devrait être observée sur le terrain. « Il faut que les souscripteurs arrivent à respecter les délais pour que la zone puisse jouer son rôle.  Si on met 40 ans à faire ZACA, ce n’est pas la peine. Si les souscripteurs épuisent un délai d’un mois les parcelles de la zone ZACA seront réattribués à d’autres souscripteurs », a averti Léon Paul Toé. « Nous sommes en droit d’engager la procédure de retrait et de réattribution à d’autres demandeurs. En cas de retrait, les frais seront remboursés et une certaine somme sera retranchée sur les frais, compte tenu du non-respect d’engagement », a-t-il ajouté. « Les habitants de Zanguoétin ont été délocalisés, il y a quinze ans aujourd’hui, on note toujours un faible taux, environ 25%, de mise en valeur des parcelles de la ZACA », a précisé le SG du Ministère en charge de l’urbanisme. Ledit ministère demande aux souscripteurs de respecter leurs engagements afin que l’image du centre-ville soit soignée. Un communiqué a été publié par le ministère pour demander le respect des engagements pour le respect strict des dispositions du cahier des charges, notamment en ce qui concerne les délais de mise en valeur et l’état de propreté des parcelles auxquels les propriétaires sont astreints. Le SG rappelle que le non-respect des obligations prévues dans le cahier des charges sera sanctionné conformément aux dispositions et textes en vigueur. Il sera procédé au retrait des parcelles au profit d’autres demandeurs.

 

Abdoulaye KINDA

Laisser un commentaire