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Sécurité routière : la population bobolaise outillée par l’ONASER

L’Office national de Sécurité routière (ONASER) a clôturé le vendredi 21 décembre 2018 la clôture de la toute première édition de la caravane de sensibilisation sur la sécurité routière Ouagadougou-Niangoloko. C’était à la place Tiéfo Amoro de Bobo-Dioulasso à la veille des fêtes de fin d’année.

 

C’est par des systèmes de jeux questions-réponses après des passages de téléfilms que l’ONASER a fait passer son message. Dans le premier téléfilm, un jeune d’un village a emprunté la moto de son frère venu rendre visite aux parents et s’est retrouvé en ville. Il a fait un accident. N’étant pas muni de casque, la blessure a été terrible au niveau de la tête. Selon les organisateurs de la caravane, il faut éviter la vitesse.  Le port du casque est personnel. En cas de choc, le casque sert d’interface entre la tête et l’objet cogné. Il est opportun de doter les motos de rétroviseurs et de clignotants. « Les rétroviseurs ne sont pas faits pour embellir la moto. Il ne faut pas les desserrer », a expliqué un des organisateurs de ce périple. Les participants ont eu droit à un autre téléfilm où le non-respect des panneaux de signalisation a provoqué un accident. Selon les organisateurs, les leçons à tirer sont l’interdiction de l’usage de téléphones pendant la circulation. Pour téléphoner, il faut faire un arrêt correct. L’autre message, c’est qu’en agglomération, pas de vitesse car la vitesse y est limitée à 50 km/h. Au stop, il faut marquer l’arrêt. Ceci se fait en posant au moins un pied au sol. Le troisième téléfilm fait état de conduite en état d’ivresse, chose qui est formellement interdite. Dans le quatrième téléfilm, une jeune remorque un autre et tracte un vélo, ce qui a provoqué un accident. Là encore, il est rappelé l’interdiction de tracter. Pour mener cette sensibilisation, les organisateurs font passer un téléfilm et par des questions-réponses, ils demandent la participation des spectateurs.  Au finish, il est facile de comprendre selon les organisateurs de la caravane de sensibilisation que l’accident n’est pas une fatalité. Dans la conduite, il y a le savoir-faire mais cela ne suffit pas. Il y a aussi le savoir-être qui exige que le conducteur soit en bonne forme pour conduire. Pendant la conduite, il est indispensable d’être vraiment attentif. Au cours de la séance de sensibilisation, une victime, estropiée, Sanoussa Kabré, a donné un témoignage. « Avant, moi aussi j’étais comme vous. Je suis allé vendre mes fruits et en retournant à la maison, j’ai fait un accident et j’ai perdu un pied », a-t-il fait savoir. L’activité de la caravane a pris fin le samedi 22 décembre 2018 par un cross populaire en présence du Ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la           Sécurité routière, Vincent T. Dabilgou. Selon ce dernier, le transport et le sport sont une même entité. Pendant la semaine du transport, le ministre a fait cas du transport aérien, du transport par le train et par la route. Cependant, il a rappelé que les pieds sont les premiers moyens de transports que Dieu nous a donnés. Il est aussi nécessaire d’en faire également un bon usage en l’occurrence au moment où les motos ou voitures sont en panne.  Après tout, il est toujours bon de rappeler que le sport fait du bien au corps.

 

Emmanuel SOMBIE

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