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2018 : Une Année macabre et d’interrogation sur l’avenir du Burkina Faso

Bonjour Chers tous , rarement Le Burkina Faso ne s’est aussi mal porté comme ce fut le cas en 2018. Les indicateurs à tous les niveaux sensibles ont affiché rouge tant la situation s’est dégradée. Plus de 600 écoles fermées , 500 milles enfants privés d’éducation, des enseignants bastionnés à leur lieu de travail contraints d’abandonner leurs postes , des infrastructures aux qualités douteuses , des propos déplacés de Ministres à la pelle certains oubliant même qu’ils ne sont que des serviteurs de l’état…. cet état des lieux sombre est moins révoltant que les attaques suicides dont ont été victimes les éléments des forces de Défense Et de securite et certains citoyens Burkinabè.

Les terroristes ont véritablement pris une longueur d’avance et leurs méthodes sordides payent avec l’accroissement du nombre de pertes en vies humaines. Les grandes nations ne se laissent pas dominer et prennent des décisions fortes qui s’imposent . Quand on est Ministre ou Premier responsable d’une institution civile ou militaire le constat d’échec dans l’exercice de sa mission doit engendrer systématiquement la démission. Démissionner pour donner la chance à d’autres de proposer de nouvelles pistes est un acte patriotique.

Partir en toute humilité ne fait que grandir celui qui l’a compris , mieux ,l’acte en lui-même permet de rendre service à la personne qui vous a fait confiance. Que vous soyez amis , cousins , neveux ou confident du President du Faso , si la confiance placée en vous n’apporte rien à la gouvernance que le copinage et l’affairisme vous n’avez pas votre place dans l’exécutif. La situation actuelle du pays requiert la fermeté sur les choix des Hommes , les questions de bonne gouvernance et la cohésion nationale.

2018 nous a montré nos limites à tous les niveaux et le nouvel an devrait nous permettre de changer de cap. Changer de cap est un impératif. La situation actuelle va au delà du débat Politique car 2020 n’existera pas si la situation sécuritaire n’est pas maîtrisée. Dans un pays où le contrôle d’une partie du territoire échappe à l’autorité, la conquête du pouvoir par les urnes peut être affectée avec des dangers sur les risques de contestations électorales . Vivement du nouveau dans notre approche dans la lutte contre le terrorisme. Pour ce pays nous espérons et rêvons grands.

Ayons l’intérêt supérieur de la nation dans nos préoccupations quotidiennes et nous vaincrons. Dans ce climat d’incertitude la bonne nouvelle est l’excédent céréalier annoncé qui soulage au moins sur les risques de famine en 2019. Le Burkina a toutes les compétences qui n’attendent que d’être valorisées sans mesquineries ni pressions politiques. Tôt ou tard la victoire sera notre surtout si nous mettons entre parenthèses les querelles politiques.
À tous et à chacun , je souhaite une année de santé dans la sécurité , de compréhension mutuelle, de tolérance et d’imagination fertile à l’émergence de projets utiles au développement du pays . Bonne Année 2019.

Dieu veille sur le Faso.

Ismaël Ouédraogo, DG Burkina Info

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