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Mutinerie de 2011 : les policiers et militaires radiés se font entendre

Les militaires et policiers radiés de suite de la mutinerie de 2011 ont tenu une conférence de presse le mardi 11 juin 2019 à Ouagadougou. Ce, pour informer l’opinion sur le traitement de leur dossier à savoir le décret devant porter leur réintégration. Ils ont une fois de plus demandé leur réintégration le plus tôt possible.

Ils se disent une fois de plus déçus vis-vis de l’attitude de l’Etat burkinabè face au traitement de leur dossier. Selon ces militaires et policiers radiés, l’Etat burkinabè semble les avoir oubliés et pour cela, ils appellent les uns et les autres au sens de la compréhension. Pour eux, une Nation qui aspire au développement durable, à une véritable cohésion sociale, doit inclure tout le monde dans son programme de société. En effet, le 23 mai 2019, le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale, (HRCUN) a élaboré des propositions pour la résolution du problème. « Cependant un mois après, jour pour jour, soit  le 23 juin 2018, son excellence monsieur le Président du Faso, disait sur les antennes de la Radio Savane Fm que  en ce qui concerne le dossier des militaires et policiers radiés de 2011, un travail est en train d’être fait par le HCRUN », confie Mahamady Tidané, militaire radié. Il  ajouta que ce jour-là le président du Faso, a fait savoir que  les choses seront faites dans les jours à venir. « Ainsi,  il avait annoncé que ceux qui devraient y retourner le feront et ceux qui ne bénéficieront pas de cette mesure seront accompagnés dans leurs activités », foi de Mahamady Tidané, un des conférenciers du jour. Ceux-ci avancent également que le Premier Ministre Christophe Dabiré, dans sa Déclaration de Politique générale, avait déclaré qu’il ferait de ce dossier sa politique générale. Malheureusement, ceux-ci attendent toujours. Dans le but d’approcher l’autorité pour en savoir plus, ils confient avoir adressé plusieurs lettres de demande d’audiences qui ont été refusées à savoir au Premier Ministère, au Ministère de la Sécurité et au niveau de l’Assemblée nationale. Aussi, deux demandes d’occupation de l’espace public qui avaient été  adressées à la mairie de Ouagadougou, pour mieux se faire entendre, ont été refusées. Ces policiers et militaires`demandent à l’autorité leur réintégration sans conditions.

Wakiyatou KOBRE

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