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Burkina : L’Institut des sciences des sociétés réfléchit sur la préservation du patrimoine culturel africain

Dans l’objectif de promouvoir le patrimoine culturel africain, l’Institut des sciences des sociétés (INSS) a organisé ce mardi 14 juin 2022, la cérémonie d’ouverture de l’atelier sur le patrimoine culturel au sein de son institution.

« La culture c’est la mémoire du peuple, la conscience collective de la continuité historique, le mode de pensée et de vivre ». Cette citation de l’écrivain Mila Kundera est le signe que la culture a toujours fait partie intégrante du vécu des individus et constitue la clef de voûte pour l’épanouissement entier des peuples. C’est animé par cette certitude que l’INSS organise un atelier sur le patrimoine culturel.

Pendant quatre jours, soit du 14 au 17 janvier 2022, les chercheurs venus de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Sénégal, du Niger, du Burkina, etc., échangeront sur les contributions qu’ils pourraient apporter afin de promouvoir le patrimoine culturel et d’œuvrer à sa conservation.

Les participants à l’atelier sur le patrimoine culturel africain

Cet atelier arrive à point nommé car le patrimoine culturel africain est menacé par nombre de facteurs qui réduisent son extension. Pour Ludovic Kibora, anthropologue à l’INSS, « le patrimoine culturel matériel est aujourd’hui menacé par le temps, faute de moyens financiers pour sa conservation. Les valeurs telles que l’intégrité, l’honnêteté, la tolérance, etc. qui nous ont été léguées par nos ancêtres sont tombées en désuétude. Aussi, l’insécurité est venue remuer le couteau dans la plaie car certains sites sont quasiment inaccessibles. »

Pour remédier à ces contraintes, « les chercheurs discuteront en long et en large sur les productions allant dans le sens de la protection, la conservation, l’économie du patrimoine culturel africain », confie Vincent Sedogo, historien à l’INSS.

Pour le délégué général du CNRST, « les potentialités culturelles sont faiblement conservées. »

Pour les participants, cet atelier qui invite les chercheurs à axer leurs productions sur la culture africaine, devrait répondre à un besoin crucial qui est celui du développement du continent. Elisée Coulibaly, historien à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dira à ce propos que « la contribution des chercheurs au développement de l’Afrique serait vaine si elle ne repose pas sur une base solide. Cette base, c’est la culture. La Chine et l’Inde ont pensé leur développement en se basant sur leurs propres cultures. Aujourd’hui, ce sont de grandes puissances quelques fois enviées par l’occident. L’Afrique devrait elle aussi se mettre au pas car personne ne développera notre continent à notre place. »

Erwan Compaoré
source: Lefaso.net

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