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dimanche, septembre 25, 2022

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Décès de Mikhaïl Gorbatchev en Russie : les funérailles auront lieu samedi prochain à Moscou

Le dernier dirigeant de l’Union soviétique (URSS) et dernier dirigeant de la guerre froide qui était encore en vie, Mikhaïl Gorbatchev, est mort, mardi 30 août, à l’âge de 91 ans en Russie, a indiqué un hôpital de Moscou, cité par les agences de presse russes. Il est décédé « d’une longue maladie grave », a indiqué l’Hôpital clinique centrale (TSKB) dépendant de la présidence russe. Prix Nobel de la paix en 1990 pour son rôle dans la fin de la confrontation Est-Ouest au XXe siècle, Mikhaïl Gorbatchev a passé les vingt dernières années en retrait de la politique et vivait dans un quasi-anonymat. Seule une pièce de théâtre à Moscou, l’année dernière, célébrant le Gorbatchev intime avait fait salle comble.  

Si, lors de l’annonce du décès de Mikhaïl Gorbatchev, il n’y a pas eu d’édition spéciale dans les télévisions d’État russes, ce 31 août au matin, le décès de l’ancien dirigeant russe est à la Une partout, dans la presse et sur les écrans. Les programmes dans la journée vont être bouleversés pour des documentaires sur l’ancien Prix Nobel de la paix et l’histoire de sa vie. Les réactions des Occidentaux passent avant les grands sujets d’actualité.

Les premiers titres après l’annonce de la disparition du dernier dirigeant de l’Union soviétique, c’est la mission de l’AIEA en route pour la centrale nucléaire de Zaporijja, l’aide humanitaire et la rentrée scolaire, demain, des élèves du Donbass. Mais rien encore sur la suspension des livraisons de gaz à l’Europe.

Une perception ambivalente

Maintenant, cette large place accordée à cette disparition ne signifie pas hommage, loin de là. Le traitement médiatique est à l’image de la perception – ambivalente en Russie – de Mikhaïl Gorbatchev et du climat d’extrême dégradation des relations avec les Occidentaux.

Résumé de l’état d’esprit général avec cet analyste ce matin qui explique, par exemple, que la mort de Gorbatchev, c’est « le symbole de la fin du monde unipolaire, de l’hégémonie des Occidentaux ». Une hégémonie qui est « toujours directement liée aux erreurs de Gorbatchev quand il dirigeait l’Union soviétique ».

« Échec » de la démocratisation à l’occidentale

Le même analyste ajoute que « démocratiser le système politique selon les lignes occidentales, bien sûr cela a conduit à l’échec ». Les hommages au réformateur politique et économique sont le fait sur les réseaux sociaux de ceux qui, aujourd’hui, sont aux marges de la scène publique en Russie. Classé « agent de l’étranger », l’ex-responsable de la radio Écho de Moscou, Alexei Venediktov, média né dans la foulée de la chute de l’URSS et qui s’est sabordé en mars dernier, écrit ainsi sur Twitter : « Gorbatchev est mort. Nous sommes tous orphelins. Mais cela, tout le monde ne le comprend pas. »

Selon le porte-parole du Kremlin, Vladimir Poutine a exprimé ses « profondes condoléances » après le décès de Mikhaïl Gorbatchev et enverra dans la matinée « un télégramme de condoléances à la famille et aux proches » de l’ancien dirigeant.

Burkimbia.com

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