Mali : l’opposant Soumaïla Cissé, ex-otage, est décédé en France du Covid-19

Soumaïla Cissé, ex-Chef de File de l’Opposition politique malienne est décédé du COVID 19 en France alors qu’il venait d’être évacué pour des soins, ont rapporté sa famille et son parti, le vendredi 25 décembre 2020. Celui que les Maliens surnommaient affectueusement « Soumi » venait de fêter ses 71 ans. Figure de la vie politique dans son pays depuis le début des années 1990, il avait passé plus de six mois en captivité après avoir été kidnappé par des terroristes en pleine campagne électorale. Il avait recouvré la liberté en même temps que la Française Sophie Pétronin et deux Italiens, en échange de 200 détenus relâchés à la demande des groupes terroristes.

Soumaïla Cissé, ancien chef de l’opposition politique, s’était présenté à trois reprises à l’élection présidentielle. Aux scrutins de 2013 et 2018, il s’était incliné face à Ibrahim Boubacar Keïta, renversé le 18 août par des colonels.

Ingénieur informaticien de formation, Soumaïla Cissé, né à Tombouctou, avait étudié au Sénégal et en France, où il avait travaillé dans de grands groupes, tels qu’IBM, Péchiney et Thomson, avant de rentrer au Mali. Figure de la vie politique dans son pays depuis le début des années 1990, président de l’Union pour la République et la démocratie, plusieurs fois ministre (notamment des finances) entre 1993 et 2002 et président de la commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) de 2004 à 2011, il était âgé de 71 ans. Soumaïla Cissé avait été enlevé par des terroristes le 25 mars 2020 dans la circonscription électorale de Niafunké (région de Tombouctou) alors qu’il était en campagne pour les législatives. Après plus de six mois en captivité, il avait été libéré en octobre, notamment avec l’otage française Sophie Pétronin. « Je n’ai subi aucune violence, ni physique, ni verbale », avait-il déclaré après sa libération.

Depuis 2002, Soumaïla Cissé avait à plusieurs reprises tenté d’accéder à la présidence malienne, arrivant deuxième de l’élection à trois reprises. Aux scrutins de 2013 et 2018, il s’était incliné face à Ibrahim Boubacar Keïta, renversé le 18 août par des militaires.

Burkimbia.com

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