Militaires radiés de 2011 : « Des armes aux larmes, de la négociation à la revendication »

Radiés ou révoqués respectivement des effectifs des forces armées de défense et des forces de sécurité intérieure suite à de bruyantes manifestations en 2011, voués aux gémonies ou punis convenablement suivant leur indélicatesse, des soldats errant, pleurant et conjurant les autorités civiles et militaires semblent jusqu’alors n’avoir pas compris ou être incompris.

Les faits remontent à 2011, une date pas que mémorable ; elle est impossible à oublier par le peuple burkinabè, puisque tant plongé dans la terreur et l’horreur à travers le pays. J’ai pu apprendre et voir à tort ou à raison que des établissements publics et privés ont été visités, vidés, et saccagés par des gens, dont le vulgum pecus était convenu à dire que ce sont des soldats. Oui ! En effet c’était des soldats. Parce que c’est par eux que tout a commencé. Il est bien en toute chose de partir de la genèse des faits, aux fins d’en tirer les leçons.

Mais pour le cas présent, au regard des actes et actions de repentances observables et observés chez les fautifs autrefois appelés mutins, ainsi que la cicatrisation des différentes plaies que cet emportement de la soldatesque a pu bien causer au peuple intègre du Burkina Faso, il nous semble plus sage de ne plus revenir sur la genèse de cette triste et amère expérience.

Un profond, sincère et délibéré mea culpa des soldats mutins parfois incompris ou qui ne semblent pas avoir compris la leçon

Le haro sur le baudet, la dure loi des nations comme celle des gens et des bêtes, toucha profondément les radiés de 2011 qui ont vite vu l’impérieuse urgence et nécessité de rengainer leur ras-le-bol vis-à-vis d’une pression intentionnellement ou non subie de la part de la chaine de commandement militaire, pour regretter leur tort. Ceci après s’être faits carottés (a laissé entendre le journaliste Ouezzin Louis Oulon sur les antennes de Radio Burkina) par « les commandos parachutistes de Dédougou en son temps, le Régiment de sécurité présidentielle en son temps et la gendarmerie nationale encore gendarmerie nationale.

Fautifs ou pas (d’ailleurs ils le sont d’une façon générale), les soldats mutins avaient déjà, par l’entremise de leurs parents et proches, entamé des marches et démarches de demande de pardon. Je m’en voudrais de ne pas saluer au passage ces braves mamans, épouses, frères et sœurs, ami(e)s et camardes d’armes, ainsi que toutes les autres personnes qui, de quelque manière que ce soit, ont pu avoir du temps pour ces soldats radiés et claquemurés des années durant et donc incapables d’exprimer leur regret à tout un peuple qui avait toujours cru en son armée si loyale et protectrice des valeurs cardinales qui sous-tendent le sens profond de l’expression pays des hommes intègres.

Aussi, je m’en voudrais de ne pas exprimer ma compassion pour tous les soldats mutins qui ont vu leurs familles déchirées, des épouses abandonnant leurs foyers, l’avenir des enfants hypothéqué, parce qu’impossible de les nourrir, a fortiori de les scolariser. Les enfants paieraient-ils le lourd tribut des agissements qui constituent de véritables déboires de leurs parents ? Il y avait de fortes raisons pour regretter ces manifestations qui n’ont pas que mis en mal la vie des enfants des manifestants, mais ont aussi ankylosé les activités de bien de Burkinabè, troublé la quiétude de tout un peuple.

Au chapitre des marches et démarches entreprises par les proches des soldats encore en taule, on retient fondamentalement une demande de pardon de ceux-ci, par l’entremise de leurs parents pour espérer l’intercession des chefs traditionnels et coutumiers dont le Moogho Naaba, le Larlé Naaba, pour ne citer que ceux-là ; les autorités religieuses musulmanes et chrétiennes, des Organisations de la société civile (OSC), puis enfin du médiateur du Faso, auprès des autorités civiles, mais surtout auprès de la hiérarchie militaire (qui a vu son autorité écorchée sinon foulée aux pieds par une soldatesque censée être guidée par le strict respect de la discipline).

La liberté physique retrouvée, les désormais « précédemment en service dans les forces armées nationales et forces de sécurité » entament une longue odyssée qui durera jusqu’en 2019. Organisés ou non, les ex-soldats tentent comme ils peuvent de participer à des dons de sang pour montrer qu’au-delà de la gravissime erreur commise, ils ont encore en eux, le sens du Burkindi. Les instants de souffrance étaient et sont encore quasi continus pour plusieurs d’entre eux. Convaincus de la magnanimité des chefs militaires et des autorités politiques, ils animaient régulièrement des conférences de presse pour demander leur réintégration, affirmant avoir bien appris la leçon.

Au hit-parade de ces actions de demande de pardon, le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) invitait les suppliciés de la radiation de 2011 à produire expressément une lettre officielle de demande de pardon. Certainement pour une traçabilité de la repentance formellement et officiellement exprimée. Aussitôt recommandée, aussitôt fait. Le regret, les remords de ces militaires radiés et de ces policiers révoqués ne sont plus à présenter. Ils font pitié.

Le pays se meurt et a besoin de soldats pour défendre la patrie. Autant de raisons qui amènent le peuple burkinabè à plaider de plus en plus pour leur réintégration dans les rangs, ou leur réinsertion dans la Fonction publique. Seulement, dans l’expression de leur regret, les radiés n’ont toujours pas eu le tact de la bonne communication, surtout qu’ils sont habitués à un certain langage qui, très souvent, s’apparente à de la menace.

Incompris ou refus de comprendre : ainsi va la vie en général

Adroitement ou maladroitement, ils ne manquaient pas de se présenter comme des orphelins dans l’armée, indexant le tout-puissant et impérieux Régiment de sécurité présidentielle (ex-RSP) dont les soldats avaient contraint le président Compaoré qui aurait fui la capitale du pays pour se réfugier dans son Ziniaré natal. Et qui, paradoxalement, n’ont point été inquiétés, puisqu’ils étaient des super-militaires avec leur mentor, le général Gilbert Diendéré, l’indécrottable et imperturbable chef militaire devant qui tous s’inclinaient, à défaut de marmonner le peu de courage.

Ces mêmes soldats qui avaient été ovationnés par le peuple bobolais ainsi que bien d’autres Burkinabè lors de leur « entrée en guerre » contre les soldats mutins au camp Ouezzin Coulibaly en 2011, vont plus tard être traités de sbires, de spadassins, de garde prétorienne du président Compaoré. D’ailleurs, ils étaient réputés être à la solde du président Blaise Compaoré et de son clan. Malgré tout, le peuple obligera à un moment de l’histoire du pays, le président Compaoré à quitter le pouvoir et à déposer ses valises en terre ivoirienne. Cette garde est restée égale à elle-même, nonobstant les critiques acerbes et menaces de dissolution qui se profilaient à l’horizon avec le départ inattendu du président Compaoré.

Par la suite, le peuple sera décidé à en découdre avec cette composante de l’armée que l’on désignait comme « une armée dans l’armée » et que certains appelaient « unité d’élite » et d’autres de « terroristes », lorsque les soldats, avec le général Gilbert Diendéré, vont perpétrer un coup de force qui a valu un procès dont ledit général écope de 20 ans d’emprisonnement ferme et plusieurs dizaines de ces soldats également condamnés à une dizaine d’années de prison ferme.

Les soldats mutins dont le coup de baguette magique de l’intrépide général avait mis en quarantaine étaient-ils vraiment les impurs, les impuretés, les parias, les indisciplinés ou étaient-ils juste des laissés-pour-compte, des opprimés qui, vis-à-vis de l’incapacité de leurs chefs directs à faire ployer le sacré général Diendéré, vont s’assumer au grand mépris de leurs chefs directs avec toutes les conséquences qui pouvaient en découler ?

Des chefs militaires touchés dans leur fierté

Lors des conférences de presse, les soldats mutins, habitués du langage militaire, évoquaient laborieusement aux hommes de média, la jurisprudence en la qualifiant directement d’injustice et d’incapacité des chefs militaires habilités à plaider et ou à peser pour leur cause. Laissés à leur sort, affamés et déboussolés, leurs propos, par moments, prennent des allures de menaces, de mises en garde, d’ultimatum et finalement de mépris vis-à-vis des autorités militaires en place après « le printemps burkinabè » qui a débouché sur un pouvoir, malgré tout, démocratiquement élu.

En marge des errements et égarements de ces anciens militaires et policiers dans leur style de communication qui laisse lire la pitié et la misère qu’ils vivent, et le manque d’humilité totale, on note des propos accusateurs à tort ou à raison relayés tant par des médias professionnels de la place que sur les réseaux sociaux. Si ce n’est braquage à main armée sur tel axe, vol de poulet dans l’autre quartier, disparition d’un portefeuille dans un grin de thé, ce sont des attaques dites terroristes qui amènent les gens à affirmer, sans preuve et sans pitié, que ce sont les radiés de 2011 qui savent manier les armes. Donc…

Ce stéréotypage et étiquetage des déjà rejetés par l’armée ne pouvaient que consolider les chefs militaires dans une posture de refus catégorique de voir dans les rangs des gangsters surtout qu’ils ont vu leur honneur tacheté. Une chose qui se confirme par le rejet des autorités militaires de réintégrer les éléments radiés dans les rangs, à l’explication simple que cela constituerait une difficulté pour la hiérarchie dans l’exercice du commandement et même un cas de jurisprudence pour des éventualités.

Des radiés taxés de tout, mais qui sont restés encore dignes

Ce qui est beau et intéressant à dire avec fierté, c’est que huit ans après leur radiation de l’effectif des forces armées nationales et des forces de sécurité intérieure, il n’est pas encore de militaire radié de 2011, qui ait été effectivement pris dans un cas de délinquance, de criminalité, de terrorisme… ; du reste, à notre connaissance. Malheureusement, il a par moments été sujet de mise aux arrêts de malfaiteurs dont l’on fait mention de l’expression « parmi eux, un militaire radié ».

Bien au contraire, nombreux parmi ces militaires se sont vaillamment reconvertis, passant des armes à la daba, et réussissant leur vie. D’autres ont embrassé le métier de gardiennage dans des sociétés privées, certains se sont investis dans l’informel. La Fonction publique (proposée pour le reversement des radiés et avec des désaccords sur l’annulation du décret de radiation, le paiement d’indemnités de ces suppliciés de 2011), compte aussi certains de ces militaires radiés qui ont su se refaire une place au soleil (agent de santé, énarques, j’en passe). C’est dire donc que les radiés de 2011, comme on les appelle d’ailleurs, ne constituent vraisemblablement pas un danger pour le pays.

Ils peuvent être des sujets de dégoût pour les autorités militaires et même celles civiles, mais il n’y a pas lieu de leur faire porter le masque de brigands, d’extrémistes, de criminels patentés ; bref, ils ne sont pas des indésirables à bannir de la société, voire à abattre. Je pense que ce type de regard d’un œil emmétrope sur la vie des radiés devrait faire penser à la reconversion et au retour de l’enfant prodigue dont nous enseigne les saintes écritures.

Un sentiment de joie devrait dans ce cas animer les autorités militaires et politiques, ainsi que toutes les forces vives de la nation, à tendre la main à ces gens qui ont maladroitement exprimé leur mécontentement, et après introspection reviennent sur de meilleurs chemins, surtout que nous tendons tous vers la réconciliation et l’unité nationale, mieux, vers l’Etat-nation. N’attendons donc pas qu’ils meurent, parce que certains d’eux sont déjà décédés.

C’est peut-être ce qu’a tenté de faire le président du Faso, au travers d’un décret qui, semblerait-il, est avalisé par le Haut-conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) et qui a provoqué une autre et nième dérive communicationnelle au cours d’une conférence de presse relayée sur la toile, avec des expressions du genre : « Nous rejetons en bloc… », « …on va libérer les gens et puis ce qui va arriver. Ayaaa !!! Nous on n’est pas dedans ».

Un décret qui prend à contrepied des radiés dans leur rêve

Avec le Premier ministre Paul Kaba Thieba, il avait été question d’un conseil extraordinaire un soir d’octobre 2018 qui donnait jusqu’au 15 novembre 2018 comme date butoir pour que le dossier des militaires et policiers radiés trouve un dénouement final ; car, disait-il, le HCRUN avait déjà fait des propositions concrètes. LESQUELLES ?

De ces propositions qui ont été largement diffusées sur la toile, on note fondamentalement le fameux reversement des radiés dans la Fonction publique, chacun suivant son profil, un reversement d’indemnité compensatrice pour la réalisation d’activités génératrices de revenus, au pire des cas, un reversement dans les rangs. Cette dernière proposition n’a pas été faite explicitement sur papier et mis à la disposition ou à la portée des radiés. Cependant, l’ingénieuse habilité des organes de presse sert de mémoire numérique aux soldats mutins.

Le média en ligne Burkina24 titrait, le 6 juillet 2019, soit trois jours après le ok du gouvernement, soit le 3 juillet 2019, pour que le HCRUN mette en œuvre avec les ministères en charge du dossier, l’« accord » trouvé avec les militaires et policiers radiés de 2011 : Réinsertion sociale des radiés : « Un grand soulagement »

Le HCRUN en effet, dans le cadre de ses actions visant la réconciliation et l’unité nationale, avait fait remplir par chacun des militaires radiés, des dossiers dans lequel il leur était demandé ce qu’ils feraient si l’armée les appelait à retourner dans les rangs. Je crois savoir que tous pratiquement avaient opté pour OUI, ils retourneraient dans les rangs. C’était dans les locaux du Conseil économique et social (CES).

Personnellement, j’avais à l’époque déjà un emploi décent et bien rémunéré et mieux d’ailleurs que ce que je gagnais sous le drapeau. Je n’avais véritablement pas un avenir sombre devant moi. J’ai malgré tout dit OUI, laissant en commentaire un truc du genre : « Je n’ai pas demandé à partir. Toutefois, si les autorités militaires me demandaient de revenir sous le drapeau, c’est avec joie, rigueur et abnégation que j’irais le porter haut, surtout en ces temps d’insécurité qui courent au pays ».

Mon promotionnaire ingénieur informaticien avec qui j’étais et qui travaillait déjà dans une importante institution de la place me disait ce jour, je cite : « Mon type, si on nous appelle, on repart. Ce n’est pas parce qu’un père a frappé à tort ou à raison son fils que celui-ci va le bouder le reste de sa vie. L’un dans l’autre, c’est sûr que c’est dans l’intention de le corriger que le père l’a frappé. »

Bien avant cette activité du HCRUN aux allures de sondage d’opinion, mais qui entretenait l’espoir pour nombreux des radiés de retourner dans les rangs, la présidence du Faso avait fait faire un travail similaire, du reste, selon ce que les représentants des radiés avaient laissé entrevoir à la suite d’une rencontre avec le président des Burkinabè himself. J’ai pu entendre ce soir-là au stade du 4-Août, un des radiés dire : « Roch Marc Christian Kaboré est vraiment la solution. Un gros civil mais qui sait que nous pouvons être utiles à ce pays ».

Le pauvre radié, enfui dans son univers de rêve, n’avait qu’un seul slogan ce jour : « Je jure que je vais demander à être garde de corps de Roch, quand on va retourner dans les rangs. » Et d’ajouter : « C’est comme si je savais. Depuis là, j’avais recommencé mon entraînement physique. » Cette nuit-là, je n’ai fait que penser à tous les scénarios possibles. Si jamais ce pauvre radié venait à être « trahi », s’il venait à ne pas être repris dans l’armée, ça pourrait être fatal pour lui. Son rêve, sa vie qui, autrefois, avait pris un coup, risque d’être désormais claquemurée à jamais ou même tuée complètement.

Vous pourrez comprendre ainsi donc aisément le pourquoi du comment, des gens qui, priant et conjurant la clémence de Dieu pour que les autorités leur viennent en aide après huit ans de radiation, se retrouvent à rejeter l’aide à eux offerte avec une fureur incompréhensible. Un adage du terroir bissa dit : « Si le sommeil n’est pas intelligent, le rêve au moins doit l’être. » Je crois que même si les autorités civiles ainsi que la population civile perçoivent très mal et n’admettent pas les égarements communicationnels des radiés, les chefs militaires, eux au moins, savent et devraient savoir que les soldats ont cette indélicatesse de croire que tout est militaire. C’est d’ailleurs pour encadrer cela qu’il y a une chaîne de commandement. Les autorités civiles et militaires ici sont comparables au rêve et les militaires radiés assimilables au sommeil.

L’aide spéciale à la réinsertion, trahison ou suicide moral ?

Fruit d’une longue négociation, bénédiction de Dieu, pitié et grandeur d’esprit du président Kaboré, miséricorde et clémence du peuple, ont prévalu au décret pour l’octroi de cette aide. Seulement, le HCRUN semble pratiquement être pris au dépourvu et les militaires en contrepied. Dans tous les cas, c’est une aide d’un montant forfaitaire dite aide spéciale à la réinsertion sociale, sauf que le décret qui encadre cette aide dit que l’octroi de cette aide met fin à tout problème et tout contentieux entrant en ligne de compte de la radiation de 2011.

Faut-il le rappeler, des militaires ont été :

radiés sans être poursuivis (sans conseil de discipline)
radiés avec poursuites judiciaires. Parmi ces derniers,
• des non-lieux
• des acquittés
• des condamnés. De ces condamnés,
ü des peines assorties de sursis
ü des peines d’emprisonnement ferme.

Ajoutons à cette classification les policiers révoqués qui n’ont pas fait l’objet de poursuites judiciaires.
Pour l’octroi de la somme forfaitaire de l’aide dite spéciale à la réinsertion sociale, deux listes sont dressées.

Ø Une liste qui regroupe ceux qui ont été condamnés à plus de 18 mois avec sursis ou trois mois ferme, bénéficient de 1 500 000 F CFA.
Ø Une autre liste qui regroupe ceux qui ont écopé de moins de 18 mois avec sursis, acquittés, non-lieu, radiés sans punition disciplinaire, sans poursuite judiciaire, bénéficient de 3 500 000 F CFA.

Libre à qui veut d’en juger. Je ne polémique pas là-dessus.
Mon message est bidirectionnel.

– Aux militaires radiés
1. Quand on a raison, on ne force pas. Il faut ester en justice, suivant tous les recours nécessaires et disponibles si vous vous sentez capables. Sinon faites profil bas et tombez dans le deuxième cas. « on n’a pas raison ».
2. Quand on n’a pas raison, on fait profil bas et on négocie.
3. Quand on n’a pas tort, mais on n’a pas non plus raison, on actionne sur le levier de la communication, la bonne communication. On ne menace pas.

Aux autorités,

Pour une nation qui se meurt, pour des fils qui s’entredéchirent, pour une société en proie aux forces obscurantistes, pour une armée acculée par l’ennemi de toutes parts, pour un peuple qui aspire à l’effectivité de l’Etat-nation, on peut et on doit faire table rase de certains différends, on doit mâcher et avaler nos orgueils.

Une prière adressée au peuple burkinabè et donc à l’Etat

C’est vous que les soldats mutins ont traumatisés. C’est à vous qu’ils ont passé huit ans à demander pardon. A vous qui constituez l’Etat, toute personne avertie, à commencer par les juristes, savent bien qu’aucune enquête n’a précédé la radiation pour désigner les coupables, encore moins les responsables. Dans ce sens, il y a forcément des innocents qui payent le prix de l’orgueil, de la mégalomanie de certains de leurs supérieurs hiérarchiques autrefois, souvent par ignorance, des fois par méchanceté, mais toujours sous les yeux de la loi.

Conformément aux textes militaires qui définissent les conditions de radiation d’un militaire, il y a vice de procédure. « Zéro conseil de discipline ». En rappel, la mutinerie est partie de ce que certains médias avaient qualifié d’une affaire banale de fesses suite à laquelle trois bidasses avaient été condamnées par la justice à des peines qui entraînaient leur radiation. Si le délibéré de la justice avait été juste… Cherchons à créer les conditions d’une paix sociale durable.

Au nom du peuple burkinabè pour la paix que DIEU nous laisse, nous avons prié. AMEN !

Lébouré Crépin ZANZE,
Cultivateur-communicateur (radié de 2011).
Courriel : zanzecrpin@gmail.com
Contacts téléphoniques : +226 70463464 (Whatapp) /+226 78126046

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