Tunisie : l’ex-président Zine el Abidine Ben Ali est décédé en Arabie saoudite

L’ex-président tunisien Zine el Abidine Ben Ali est décédé le jeudi 19 septembre 2019 en Arabie saoudite, où il vivait en exil depuis sa chute en 2011.

L’ancien chef de l’État tunisien Zine el Abidine Ben Ali est mort, a annoncé jeudi 19 septembre son avocat, Mounir Ben Salha. Une information confirmée par le ministère tunisien des Affaires étrangères. Vendredi 13 septembre, Me Mounir Ben Salha avait déclaré qu’il était malade, confirmant pour la première fois une rumeur maintes fois évoquée mais toujours officiellement démentie.

Rares apparitions publiques

Âgé de 83 ans, celui qui avait pris le pouvoir en 1987 a fui en Arabie saoudite après avoir été chassé en 2011. Il n’a fait depuis que de très rares apparitions publiques ou déclarations.

Début janvier, Ben Ali était réapparu, à l’occasion du mariage de sa fille Nesrine avec le rappeur k2rhym –Karim El Gharbi à l’état-civil–, dans une photo très partagée sur les réseaux sociaux, sur laquelle il semblait particulièrement vieilli. Il y posait tout sourire aux côtés de sa femme Leïla Ben Ali et des deux jeunes mariés.

Quelques mois plus tard, l’ex-président s’était directement adressé aux Tunisiens pour la première fois depuis son exil. Dans une missive publiée sur la page Facebook de son avocat, Zine el Abidine Ben Ali disait vouloir mettre fin aux rumeurs concernant son état de santé, qui ont « blessé » son entourage.

La justice tunisienne réclamait depuis 2012 l’extradition de l’ancien raïs, condamné par contumace à plus de cent ans d’emprisonnement dans différentes affaires de droits de l’homme et de corruption.

Biographie de Ben Ali

« Soyez assurés que je serai de retour », annonçait Zine El Abidine Ben Ali dans un message adressé en mai 2019 aux Tunisiens, dans lequel il démentait des rumeurs persistantes quant à sa maladie. Elles se sont pourtant avérées fondées. L’ancien président tunisien, en exil à Djeddah depuis le 14 janvier 2011, vient de s’éteindre à l’âge de 83 ans le 19 septembre, des suites d’un cancer dont il souffrait depuis trois ans. Ironie du sort, sa mort exauce son vœu de revenir en Tunisie, où sa dépouille devrait être inhumée auprès de sa famille, à Hammam Sousse.

Avec lui s’éteignent également les poursuites judiciaires et les jugements émis à son encontre dans différentes affaires. Condamné par contumace à plus de 100 ans de prison, notamment pour corruption, torture et spoliation, il s’est conformé à la volonté de la royauté des Saoud en se retirant de la vie publique et en observant une réserve quant aux affaires de son pays.

Burkimbia.com

Source : J A

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