Devant le Tribunal/Acte de grand banditisme : « est-ce qu’il y a vraiment une correction à la maison d’arrêt et de correction ? », fustige le conseil des prévenus

I, B et A, des jeunes élèves d’une vingtaine d’années et déjà condamnés pour la plupart comparaissaient à nouveau devant le TGI de Ouagadougou le 7 avril 2021 pour détention illégale d’arme à feu et de vol aggravé.

Au début de leur instruction, les prévenus ont tenté de nier les faits avant de finir par avouer. Ainsi, B a commencé par dire qu’il avait ramassé le pistolet automatique de calibre 9 mm sous un pont en revenant de l’école. Aussi, il a décidé de l’aller le montrer à son ami A à Karpala afin qu’il le conseille sur la position à adopter. Des déclarations d’abord soutenues par A, mais qui sur insistance des juges finira par admettre qu’ils ont payé l’arme auprès d’une tierce personne à 100 000 F. Une arme dont A, s’est d’ailleurs munie pour tenter de voler au domicile d’une dame.

Quant à I, il se dit étranger à tout cela. Ses explications, il aurait vendu une moto à crédit à A, qui ne voulait plus honorer sa dette. C’est pourquoi, affirme I, sachant que A, est un vendeur de drogue et où il qu’il le garde dans son sac d’école, il va décider de prendre en otage le sac dans le but de l’obliger à lui remettre son argent. Et c’est à sa grande surprise, qu’il va découvrir que le sac contenait également une arme à feu.

Pour ses réquisitions, la procureure a requis qu’ils soient tous reconnus coupables. En répression, que A, soit condamné à 60 mois de prison dont 36 fermes plus une amende d’1 million avec sursis. En ce qui concerne B et I, elle a requis 24 mois de prison ferme, une amende d’1 million avec sursis.

Des réquisitions de peines fermes dont le conseil des prévenus doute cependant de leur efficacité. «A est sorti de prison rien qu’en novembre 2020, est-ce qu’il y a vraiment une correction à la maison d’arrêt et de correction?», s’est-il posé. Et d’ajouter l’avocat, «chacun y raconte ses prouesses, et on laisse l’éducation des jeunes gens aux prévenus. Les groupes se forment en prison». C’est pourquoi, il a plaidé le sursis pour «ces jeunes qui viennent à peine de sortir de l’adolescence ». Il faut trouver des mécanismes pour sauver ces jeunes, a-t-il terminé sa plaidoirie.

Le dossier est mis en délibéré pour le 14 avril prochain.

Burkimbia.com

Source : Zoodomail

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