Ouagadougou : 5 présumés délinquants mis aux arrêts

La police nationale, notamment le commissariat de police de Ouaga 2000, a présenté à la presse le lundi 26 avril 2021 cinq délinquants présumés qui opéraient dans la ville de Ouagadougou. Âgés entre 27 et 34 ans, ce sont trois employés de commerce, un ouvrier et un chauffeur.

Entre 19 heures et 1 heure du matin, deux ou trois membres de la bande opéraient après avoir vent de la présence de potentielles victimes. Après repérage par un membre de la bande des cibles ou des couples s’adonnant à des attouchements ou relations intimes dans les alentours du monument des martyrs, du palais des sports de Ouaga 2000 et dans la zone de Balkuy, cet élément fait appel à un ou deux autres membres de la bande et ils encerclent les victimes en se présentant tantôt comme des gendarmes, tantôt des policiers. Puis, l’aide des téléphones portables, ils procèdent à des prises d’images des victimes avec leurs documents d’identité, les numéros d’immatriculation de leur véhicule, puis exigent d’elles des objets de valeur, de fortes sommes d’argent ou le transfert d’argent sur un compte mobile money. Au cas où les victimes s’y opposent, ils menacent de publier les images ou vidéos réalisées. Certaines victimes sont rouées de coups à l’aide d’une cordelette spéciale munie de barbelés. Tel était le mode opératoire de ce réseau de neuf délinquants présumés qui opéraient depuis 2018 dans la ville de Ouagadougou aux alentours de ces lieux. C’est le 10 avril 2021, lorsque deux membres du groupe nommés O.A et B.A ont été interpellés pour agression au moyen d’une arme et trois autres été interpellés à savoir N.A, Y.M et G.K. que leur plan a été découvert selon le commissaire principal de Police, Daouda Ouédraogo, du commissariat de Ouaga 2000.

Une somme de 135 000 francs CFA, un portail d’une valeur de 400 000 francs CFA, une voiture de marque Toyota modèle Auris, un pantalon treillis, une chaussure de type militaire, un pistolet automatique de marque Taurus 9 millimètres, 6 vélomoteurs, 4 pneus, 16 téléphones portables, 3 Cartes nationales d’Identité burkinabè (CNIB) ont été saisis lors des perquisitions dans leurs domiciles selon le principal animateur des échanges pour qui, « Entre le 1er janvier et le 8 avril 2021, les membres de la bande ont reçu comme dépôt une somme d’environ 12 millions de francs CFA de la part de leurs victimes ».

Les enquêtes se poursuivent mais en attendant, les numéros verts des forces de sécurité à savoir le 16, le 17 ou le 1010 restent disponibles pour tout besoin de dénonciation.

Rokiatou KABRE

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