Prêche de Cheick Abdoul Aziz Soré : le Président du Faso et les syndicats interpellés

« Nous allons prier pour que Dieu dévoile les complices des actes terroristes dans ce pays », foi de Cheick Abdoul Aziz Soré lors de son prêche de « Zambendé » qu’il organise chaque année à la Place de la Nation à Ouagadougou. Le prêche a eu lieu le vendredi 27 septembre 2019.

Cheick Abdoul Aziz Soré a tenu son traditionnel prêche de « zâmbendé » à la Place de la Nation de Ouagadougou. Dans son prêche qui a réuni des fidèles musulmans, venus nombreux du Mali, du Niger, du Togo, ainsi que des différentes villes du Burkina pour écouter le Cheick, celui-ci a évoqué le problème d’insécurité qui touche les populations dans différentes zones concernées du pays dont certaines accueillent des déplacés internes. Les grèves des syndicats, surtout celle des agents de santé, qui provoquent des pertes en vies humaines, n’ont pas été occultées par l’orateur du jour. C’est pendant près de quatre heures d’horloge et sous une fine pluie que le prêche s’est déroulé. Dans son message, le prêcheur s’est adressé au Président au Faso en lui demandant d’être un rassembleur. « Dieu vous a donné ce fauteuil. Tu ne peux que faire ce que tu peux, malheureusement dans ce pays, il y a des malfaiteurs qui t’entourent. En ce moment, Dieu a dit d’être un homme de pardon et de rassembler tout le monde, que tu sois ici ou ailleurs, même tes ennemis, à côté de toi pour mieux les surveiller. Dieu t’aidera pour que la paix revienne. Mais il faut parler au peuple dans vos langues locales pour qu’il puisse te comprendre, les ennemis peuvent profiter du fait que vous ne communiquez pas dans leurs langues pour leur parler d’autres choses que vous n’avez pas dites. On peut même dire que vous êtes au courant de ce qui se passe. Mais en te regardant, je sais que tu ne peux pas faire du mal à quelqu’un et le jour que tu feras du mal, je te dirai. Je vous ai bien dit qu’il n’y a pas quelqu’un qui va faire des erreurs et que je ne serai pas capable de lui dire », a-t-il expliqué. En plus de cela, le Cheick a tenté de raisonner le monde syndical qui ne s’arrête d’aller en grève. Il s’est plus attardé sur la grève des agents de santé. « C’est vrai que vous revendiquez vos droits mais le pays traverse une période très difficile avec les attaques terroristes, par ci par là, qui provoquent un exode massif des populations des zones touchées vers les autres villes. Des gens qui se déplacent sans rien n’emporter, ni à manger, ni de quoi payer de quoi se soigner, et vous tous devez avoir pitié de ces gens. Actuellement, des malades meurent dans des hôpitaux par manque de soins. Ce n’est pas le moment de revendiquer », a-t-il insisté. Il a aussi prié pour que s’il y a des complices politiciens qui aident les terroristes à provoquer l’insécurité dans le pays, Dieu les dévoile. Au cours de ce prêche, plusieurs personnes se sont converties à l’Islam. C’est aux environs de 2 heures au petit matin que Cheick Abdoul Aziz Soré a mis fin à la cérémonie par des doua et des bénédictions pour que le Burkina retrouve sa paix d’antan.

Abdoulaye KINDA

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