Burkina : la CCVC s’insurge contre la hausse incessante des prix des produits de première nécessité

La Coordination de la Coalition contre la Vie chère (CCVC), section de Ouagadougou, dénonce la hausse des prix des produits de grande consommation. Face à la presse le mardi 27 avril 2021, elle a lancé un appel au pouvoir MPP et ses alliés sur cette situation.

Les prix de produit de grande consommation, notamment du riz, du maïs, du sorgho blanc, de l’huile, du petit mil ont connu une hausse selon la CCVC de la ville de Ouagadougou qui dit avoir fait des visites de contrôle des prix des produits de grande consommation dans les boutiques et yaars des cinq anciens arrondissements de la capitale du Burkina Faso courant mois de février et de mars 2021. « C’est pourquoi la CCVC dénonce la politique anti-sociale du gouvernement MPP et alliés, elle l’interpelle sur la question cruciale qu’est la flambée des prix des produits de grande consommation, la vie chère en générale », a lancé Dominique Yaméogo, président de la Coordination de la coalition contre la vie chère (CCVC) de Boulmiougou.

Et celui-ci d’ajouter que pour le carburant, l’augmentation actuelle ne se justifie pas car à la date du 23 mars 2021, le baril de Brent coûtait 37842 francs CFA et le prix du litre à l’international est de 238 francs CFA. « A la cherté de l’eau et de l’électricité s’y ajoutent les surcoûts liés à la facturation de l’ONEA et de la SONABEL qui contribuent à accroitre les dépenses des ménages surtout ceux pauvres », a-t-il fustigé. Ce, avant de déplorer le fait qu’au Burkina, il n’y a pas d’habitat à loyer modéré(HLM), expliquant que ceci est la conséquence de la non application de la loi n°103-2015/CNT portant bail d’habitation privée au Burkina. Et les animateurs de la conférence de presse de rappeler que le SMIG qui est de 33139 francs CFA est dérisoire au regard des différents prix pratiqués sur le marché. Face à cette donne difficile pour la majorité des Burkinabè, la CCVC-Ouagadougou estime que les populations n’ont d’autres choix que de s’organiser et lutter.

Raison pour laquelle, les premiers responsables de la CCVC de Ouagadougou exigent des autorités, la prise en compte effective de leurs préoccupations.

Roukiatou KABRE

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