Situation nationale : SOS Sahel Burkina appelle à la trêve sociale et au dialogue

L’Organisation non gouvernementale SOS Sahel international Burkina Faso a tenu son Assemblée générale annuelle ordinaire, 26ème du genre, le samedi 28 septembre 2019 à Ouagadougou. La rencontre a été l’occasion pour la structure de se prononcer sur la situation nationale dans un contexte difficile marqué par les attaques terroristes aux multiples conséquences d’où un appel à la trêve sociale et au dialogue. Elle a regroupé plus de 200 participants issus de ses régions d’intervention au Burkina Faso.

Plusieurs points ont été abordés au cours de cette AG ordinaire annuelle ordinaire de SOS Sahel international Burkina Faso. « Notre pays, depuis quelque temps, est en train de perdre ses producteurs car, confinés dans des camps de réfugiés internes ils ne sont plus des producteurs mais des assistés permanents pour la survie. », a souligné le Président du Conseil d’Administration de SOS Sahel international Burkina, Alfred Sawadogo. C’est pourquoi, à l’en croire, SOS Sahel se trouve bien dans son rôle de proposer à l’ensemble de la Nation une démarche. « Par exemple, que tous les syndicats du pays qui sont, soit en grève, soit en mouvement d’humeur, soit en voie de déposer des préavis de grève, que tous ces mouvements sociaux s’estompent pour laisser le gouvernement les mains et l’esprit libres pour s’attaquer au terrorisme. », a insisté le PCA. Et celui-ci d’ajouter que c’est ce terrorisme qui a fait fuir les paysans de leurs terroirs de production pour les transformer en réfugiés dans leur propre pays mais c’est aussi ce terrorisme qui menace l’intégrité territoriale du Burkina Faso.

« Nous voulons qu’on prenne des décisions par rapport à la situation actuelle surtout la campagne agricole et aussi la situation nationale qui est un problème pour notre région car nous sommes dans une zone rouge », a noté Nebnoma Sawadogo, président de l’Union provinciale des Producteurs agricoles du Yatenga. Au regard de cette situation, de nombreux défis restent à relever aux dires du Coordonnateur du Secrétariat permanent des Organisations non gouvernementales, Sylvestre Tiemtoré. « Les cibles avec lesquelles nous travaillons sont en train de quitter les localités. Le travail des ONG devient de plus en plus difficile et nous partageons effectivement cet appel à faire une trêve sociale ; que les différents acteurs puissent échanger entre eux et c’est aux deux parties de discuter, syndicats comme gouvernement, pour trouver le minimum cessible afin de s’entendre pour qu’on s’attaque au plus sérieux. », a-t-il lancé.

Par ailleurs, le PCA de SOSSIBF tire la sonnette d’alarme sur la saison agricole en cours en mentionnant qu’elle connaît des poches de sécheresse par endroit.

Alpha Ouéda

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