Présidentielle de 2020 : l’opposition dénonce des manœuvres du Président du Faso pour sa réélection

L’exode rural en cours dans le Bam est préoccupant, le Premier Ministre menace les fonctionnaires et la corruption bat son plein. Mais tout cela n’empêche pas le Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré de mettre des stratégies en place pour sa réélection en 2020. C’est ce que l’on peut retenir du point de presse du Chef de File de l’Opposition politique Burkinabè (CFOP), le mardi 1er octobre 2019 à Ouagadougou.

« Une vingtaine de personnes tuées et près de 19000 personnes déplacées selon le Haut-commissaire de la province du Bam et une presse de la place », a affirmé l’un des représentants du CFOP à ce face-à-la-presse, Alphonse Marie Ouédraogo, président de l’Union pour la Renaissance Démocratique / Mouvement sankariste (URD/MS).Les communes rurales                                                                                                                                                                                                                                                             de Zimtanga et de Bourzanga, devenues l’épicentre des attaques dans le Bam n’ont ni poste de police, ni gendarmerie, ni détachement militaire. « Les populations chassées de leurs villages sont obligées d’abandonner leurs champs à quelques semaines des récoltes pour se réfugier à Kongoussi », a souligné Abdoulaye Arba, président du Parti des Militants pour le Peuple (PMP). Et ce dernier de  prévenir que ces mouvements de population peuvent créer de nouveaux foyers de crises. De ce fait, l’opposition invite les autorités en charge de la défense et de la sécurité à s’inspirer des succès de l’opération N’Doofu pour contrer les terroristes dans leur progression au Bam.

« Selon le classement du Réseau National de Lutte Anti-Corruption (RENLAC), la Douane, la Police municipale, la Direction générale des Transports terrestres et maritimes, la Gendarmerie nationale, la Police nationale, l’Enseignement secondaire et la Justice sont par ordre décroissant les services où les pratiques de corruption ont été le plus décelées en 2018 », selon le RENLAC. Pour l’opposition, ces résultats sont assez inquiétants, vu que des corps militaires et paramilitaires figurent dans le top 10 de ce peloton. Pour eux, en pleine guerre contre le terrorisme, la corruption dans ces milieux devrait connaitre une baisse. Le rapport signale l’arrivée de nouvelles structures dans le classement de 2018. Il s’agit notamment de la Société nationale de Gestion des Stocks de Sécurité (SONAGESS) et du Centre de Contrôle des Véhicules automobiles du Burkina Faso (CCVA).

A en croire l’opposition, selon la dernière parution de Africa Intellgence, le président consacre beaucoup de temps et d’énergie dans les préparatifs de la campagne électorale de 2020. L’opposition s’indigne contre cela car selon leur propos, de source du même journal, le président du Faso aurait demandé du soutien à trois hommes d’affaire qui font la fierté du Burkina.

Wakiyatou KOBRE

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