Grève des chauffeurs routiers : manque de carburant dans certaines stations au 2ème jour

Dans la matinée du jeudi 9 janvier 2020, nous avons fait un constat de l’impact de la grève des chauffeurs routiers dans quelques gares routières et stations-services de la ville de Ouagadougou. Au deuxième jour de ce mouvement d’humeur, les usagers peinent déjà à se procurer le carburant. Pendant ce temps, certaines compagnies de transport en commun poursuivent leur train-train quotidien.

Il est 9 heures. Nous sommes dans un quartier périphérique de Ouagadougou. Là-bas, le carburant ne fait pas encore l’objet de convoitise. A la question posée à quelques clients ayant effectué le déplacement pour se ravitailler en carburant s’ils sont au courant de la grève, O.D avoue en avoir eu des échos. Les autres clients, eux non. Pourquoi cette grève ? S’interrogent encore ceux-ci qui se sont étonné de cette situation.

Aux environ de 11heures, nous sommes au centre-ville. Dans une première station visitée, point de carburant. Nous voici au quartier Gounghin. A l’approche d’une station, nous constatons une affluence. Quand nous y sommes arrivés, le constat est qu’il y a du carburant mais le rang est long. Sur place, une élève dit avoir déjà parcouru plusieurs stations sans pouvoir se faire servir en carburant. Même là, la pompiste dit s’apprêter à  rentrer chez elle car il ne reste plus rien dans sa pompe.

Si les stations-services, elles, ferment au fur et à mesure par manque de carburant, c’est l’occasion pour les revendeurs d’essence en bouteille de se frotter les mains. A 11h 15 minutes, nous remarquons 2 revendeurs avec des bidons de 20  litres au bord de la voie. Renseignements pris, il ressort que le prix du litre est de 800F. Dans la soirée aux environs de 16heures, nous remarquons encore la fermeture de d’autres stations qui étaient fonctionnelles dans la mi-journée.

Nous nous sommes également rendus dans quelques gares routières de la capitale burkinabè pour savoir ce qu’il en est.  Quelques gros engins sont garés aux abords des voies mais des compagnies de transport en commun continuent leur train-train quotidien et les occupants des lieux continuent de vaquer à leurs occupations.

Selon certains confrères qui ont contacté  le Secrétaire général de l’Union des Chauffeurs routiers du Burkina (UCRB), Brahima Rabo, les chauffeurs sont toujours à la recherche de solution.

Or, après une rencontre avec le  gouvernement, Guy Olivier Ouédraogo, Secrétaire général de la Confédération syndicale burkinabè (CSB), a fait savoir à travers plusieurs médias  que des dispositions ont été prises pour régler le problème des bons de chargement dans les ports de Cotonou, Lomé et Abidjan d’ici le 7 février prochain. « Nous sommes toujours sur le mouvement. Guy Olivier Ouédraogo  ne nous a pas donné cette information. Donc, nous ignorons ce qu’il a dit », a-rétorqué  Brahima Rabo à travers d’autres médias.

Wakiyatou KOBRE

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