Situation sécuritaire au Burkina : le M226C a sa petite idée

Le Mouvement 226 Citoyen (M226C) était face à la presse le mardi 21 janvier 2020 pour donner sa lecture sur la situation nationale. Le M226C préconise la mise en place d’une Stratégie de Défense Populaire(SDP) pour une participation populaire à la lutte contre le terrorisme et incite le gouvernement à encourager les Forces de Défense et de Sécurité(FDS). Lisez plutôt !

 

Déclaration liminaire

Mesdames et messieurs, les journalistes je voudrais en ce début de mes propos, vous dire merci d’avoir répondu présents à cette invitation. Nous sommes fiers ce matin, de vous avoir à nos côtés pour parler des sujets en lien avec la vie de notre Nation. Et ces sujets qui sont le plus d’actualité, ce sont entre autre la question sécuritaire, la cohésion sociale, la coopération militaire entre les forces étrangères et le Burkina

Mais bien avant d’aborder toutes ces questions, permettez mesdames et messieurs de vous présenter pour certains sommairement notre organisation, ‘’le Mouvement 226 Citoyen’’. En effet le Mouvement 226 Citoyen (M226C) est une organisation citoyenne et non-partisane, œuvrant pour l’édification d’une société meilleure.  Cette organisation a pour vocation l’éveil des consciences des populations. Du reste, l’émergence de cette société nouvelle, de ce prototype de burkinabé exemplaire aura pour ressorts (boussole), nos vertus cardinales. C’est dire que toute notre action se fait avec en toile de fond les mécanismes endogènes (approches locales).

Pour ce qui est des chiffres 226, beaucoup s’interrogent sur le sens. Les 226, c’est seulement l’indicatif téléphonique du Burkina, ici ils font référence à l’identité commune « le Faso ». Donc pour nous le ’’ 226’’ revêt un sens militant mais aussi et surtout une connotation affective.

Par ailleurs, la particularité de cette organisation est qu’elle défend seulement des valeurs, des idées, des causes.  Car pour nous les individus passent mais les idées traversent l’espace et le temps pour bouleverser le monde.

Mesdames et messieurs de la presse, la situation nationale qui fait l’objet de cette conférence, est beaucoup dominée par la question sécuritaire. Et c’est avec grande tristesse que nous avions subi toutes les attaques en 2019. Pour cela je vais demander une minute de silence en mémoire de toutes les victimes tombées du fait du terrorisme.

Merci.

Le M. 226 Citoyen, est convaincu que la situation de paix est à portée de main, si nous en fournissons l’effort. C’est pourquoi il est impératif qu’il y ait une mobilisation générale dans ce combat. Pour ce faire, nous proposons une approche multidimensionnelle.

D’abord, sur le front religieux, idéologique ou identitaire : Il faut privilégier les mécanismes endogènes (burkinabé). Par exemple la communauté des musulmans s’activera sur les aspects idéologiques de ce prétendu jihad. Et ses actions clairement définies permettront de coupera l’herbe aux pieds des islamistes, mais surtout délégitimer ces obscurantistes auprès des populations. Parallèlement les responsables coutumiers et d’autres leaders d’opinons travailleront activement sur les revendications identitaires notamment régionalistes, ethniques… A titre illustratif, la région de l’Est est qui la plus vaste du Burkina avec 46.694km2 avec de nombreuses ressources dont les forêts, est paradoxalement très en retard. Les groupes terroristes surfent sur ce fait pour abrutir et recruter des candidats. Ce qui traduit la nécessité d’occuper le terrain du discours. Ces leaders éduqueront les populations sur la culture de la paix et mais aussi comment surmonter la colère ou les frustrations. Afin tous les citoyens comprennent les enjeux de la cohésion.

Du reste l’ensemble de toutes ces actions recréera ce sentiment d’appartenance aux valeurs communes, celles de l’Etat –Nation. À travers une feuille de route bien déclinée, ces Forces Sociales et morales travailleront à couper les sources de recrutement des groupes terroristes.

Ensuite, sur le plan participation citoyenne à la guerre, nous proposons ce que l’on appelle la ‘’Stratégie de Défense Populaire(SDP)’’.

La SDP, est une approche qui met en avant-garde les populations locales, dans cette guerre, en faisant le leur ce slogan ‘’Résister ou périr’’. Cette stratégie a un caractère communautaire. Notre démarche est qu’il ne faut pas laisser au gouvernement tout seul le champ de la réflexion. Même si c’est l’Etat qui assurera la mise en place et la coordination de ces dispositifs. Ce sera un cadre formel, organisé et discipliné. Il y a donc nécessité à ce que tous les citoyens subissent le service militaire. Grace à ce service militaire, chaque citoyen surpassera ses thèses claniques et aura des aptitudes à se sécuriser. Ce service doit tenir compte de tout type de handicap.

Il est bien vrai que des stratégies existent, mais la particularité de la SDP est qu’elle est réfléchie par les populations elles-mêmes. Les populations pourront contribuer surtout sur l’axe de la sécurité intérieure. Parce ce que, ce sont les problèmes locaux ont permis l’enlisement de la situation sécuritaire Les avantages de cette SDP sont multiples : Obtenir l’adhésion des populations aux efforts de l’Etat, éviter toute autre forme de défense, dissiper tout sentiment de discrimination ou de stigmatisation. Outre cela, ça permettra à la police et la gendarmerie d’avoir une grande mutabilité, c’est dire de la sécurité à Défense pour contrer le terrorisme. Toutefois notre stratégie reste une proposition et nous pouvons humblement la soumettre à une rencontre de validation avec des acteurs de la question. L’organe dirigeant de cette stratégie au niveau villageois, sera une sorte de présidium composé par un représentant des sages, un représentant de la jeunesse, une femme.

Egalement sur le plan militaire, nous saluons le travail très remarquable qu’abattent nos FDS.

Nous encourageons le gouvernement accordé un traitement particulier de tous les soldats qui seront au front. Nous demandons la reprise des militaires et policiers radiés dont la justice a prouvé leur innocence. Travailler à faire taire les querelles entre les unités, les corps de nos Forces de Défense et de Sécurité.

Mesdames et messieurs de la presse, à présent abordons un autre registre, qui est celui de la cohésion sociale.

Sur ce registre il faut noter que les derniers évènements douloureux ont contribué à mettre en branle la cohésion entre burkinabé. C’est pourquoi nous insistons sur la nécessité de la tenue d’un Cadre inclusif national de dialogue(CIND), qui aura comme vision « un Burkina stable, uni, et émergeant ». Parce que le seul obstacle à la stabilité qui vaille, est :la DESUNION. Autrement dit, tous les autres obstacles sont facilement surmontables.

Dans une courtoisie républicaine, ce cadre national permettra à toutes les sensibilités de dialoguer et d’aborder les sujets fâcheux sans complaisance. Parce que la situation que traverse notre pays commande la mobilisation de tou(te)s les fils et filles du pays sans exception aucune. Ce cadre qui regroupera tous les pans de la société burkinabé, classe politique, les leaders coutumiers, les religieux, les syndicats, les OSC… favorisera de nouveau la confiance. En effet le peuple de façon souveraine redéfinira les principes de la cohésion sociale. Et à la fin toutes les parties s’engageront à bannir tous les discours aux relents divisionnistes, identitaires, politiciens, régionaliste, corporatistes, que je sais encore. Ce sera l’occasion pour le gouvernement de négocier sa trêve sociale avec les partenaires sociaux.  Au regard de l’urgence de la situation les conclusions de ces concertations devraient être mises en application sans délai. Avec un format décentralisé des débats (des provinces vers les capitales)

Enfin pour parler de la coopération militaire entre les forces étrangères et le Burkina :

Notre position sur cette question, est ne se pose pas en termes de départ ou de présence des forces étrangères. Le plus important est que les missions de ces forces étrangères soient clairement connues par l’opinion burkinabé. Puisque c’est au nom de ces mêmes peuples que les accords sont signés. Donc il n’y a pas lieu que ce soit l’omerta totale sur ces accords. Aussi pour rien au monde notre souveraineté ne saurait être bradée. Pour cela il faudra que désormais tous ces accords passent par l’Assemblée nationale pour être discutés, débattus. Cette collaboration pourra se faire mieux dans un cadre Ouest africain ou panafricain. Sinon que notre pays pourrait avoir des limites objectives qui imposent la solidarité des partenaires, nous en sommes conscients. C’est en cela, les coopérants et partenaires peuvent nous aider en appui logistique, ou dans la prise en charge de la situation humanitaire. Cependant tout partenariat qui laisse entrevoir des velléités de domination ou d’exploitation, est impérialiste. C’est pourquoi nous refusons qu’on qualifie anti français la clameur populaire africaine ou burkinabé.

« Tous ceux qui cherchent à nous dominer sont impérialistes d’où qu’ils viennent…….. C’est leur comportement qui fait qu’ils sont impérialistes pas leur position géographique .L’impérialisme s’analyse en fonction du bonheur qu’on a et des rapports qu’on a. » Disait Thomas SANKARA.

Une force citoyenne au chevet de la cité

Dieu protège le Burkina

Je vous remercie

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