Explosion à l’école Daroul Hadise : le calme est revenu un mois après

C’est un élève qui a apporté l’explosif à l’école franco-arabe Daroul Hadise dans le quartier Pazani dans l’arrondissement 9 de Ouagadougou le 8 janvier 2020, causant  la blessure de 4 élèves de suite d’une explosion et créant une panique générale dans la zone. Ce sont les informations recueillies sur les lieux un mois après l’incident.

Mercredi 8 janvier 2020.Il est environ 8 heures 30 minutes. Des élèves de la classe de CE1 de l’école fraco-arabe Daroul Hadise manipulent un engin explosif. Ce que la gendarmerie a tout de suite considéré comme “une grenade” explose et blesse 4 enfants. C’est la débandade dans le quartier Pazani et dans ses alentours. La rumeur fait état d’une attaque terroriste. Les écoles, collèges et lycées se vident.  Il a fallu attendre le communiqué de presse de la gendarmerie pour calmer les esprits. Un communiqué dans lequel la gendarmerie demande à la population de se calmer et de vaquer à ses occupations parce que la situation est sous contrôle. Un mois après, l’enfant qui était au centre de l’évènement et ses 3 camarades blessés se portent mieux. « Je me rendais à l’école ce jour-là quand j’ai vu et ramassé dans les ordures un objet. J’ai passé le temps à cogner cet objet contre une boîte. Une fois à l’école, mes camarades ont pris l’objet et ont essayé de la desserrer. Ils me l’ont remis, peu de temps après. Lorsque je suis allé en classe, l’objet a commencé à se chauffer. Mon ami Gani a donc pris pour voir l’objet qui se chauffait. Quand je lui ai remis, ça explosé », témoigne le petit Issouf.

Quelques jours après l’explosion, les gendarmes enquêteurs sont revenus sur leurs pas. Avec le petit Issouf, ses parents et le fondateur de l’école franco-arabe Daroul Hadise, ils ont reconstitué les faits. Ils ont aussi rassuré les uns et les autres qu’il ne s’est pas agi d’une attaque terroriste. Depuis donc le lundi 13 janvier, les cours ont repris normalement à l’école Daroul Hadise de l’arrondissement 9 de Ouagadougou selon le fondateur dudit établissement, El hadj Sommanegré Sawadogo. « Ça n’a pas été facile mais grâce à Dieu, les enfants se portent mieux actuellement. Les deux qui étaient grièvement blessés n’ont pas encore repris les cours. Ils ont subi des opérations aux yeux et se rendent toujours à l’hôpital pour des soins mais ils sont chez eux. Grâce à l’enquête, on a écarté ce que les gens pensaient qu’il s’agissait d’un acte terroriste. Nous remercions le bon Dieu”, a-t-il rassuré. Dans le quartier Pazani, le calme est revenu. Certains habitants ont même oublié l’événement. Leur plus grand souhait, c’est qu’une telle explosion ne se reproduise plus et que la peur liée au terrorisme s’éloigne à jamais, de même que l’extrémisme violent lui-même.

Abdoulaye KINDA 

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