Rupture du gel hydro alcoolique : L’armée burkinabè met le produit à la disposition des populations

Le centre médical du Camp militaire Général-Sangoulé-Lamizana produit du gel hydroalcoolique. Une contribution de l’armée à la lutte contre le coronavirus au Burkina Faso. Le produit est fabriqué suivant les prescriptions de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). A ce jour, une grande quantité est produite, mais il manque des flacons pour le conditionnement.

Pour lutter contre la contamination au Covid-19, les autorités sanitaires burkinabè conseillent, entre autres, l’utilisation du gel hydroalcoolique. Une solution antibactérienne qui protège les mains contre toute contamination. Ainsi, depuis l’annonce des premiers cas de coronavirus au Burkina, le gel hydroalcoolique s’arrache comme de petits pains, ce qui crée des ruptures de stocks par endroits. Afin donc de pallier le problème, le centre médical du Camp Général-Sangoulé-Lamizana s’est lancé dans la production du gel hydroalcoolique.

Pour un des responsables du centre médical, la production a débuté depuis plus d’une semaine, mais était méconnue du grand public. Mais lorsque l’annonce a été faite sur Facebook, « la demande a explosé au point où on a eu une rupture de flacons ». Le demi-litre de ce gel « made in Burkina » coûte 1 750 F CFA et le flacon de 60 ml, 400 F CFA.

Parlant des gels fabriqués de part et d’autre, notre interlocuteur a révélé que « les gens prennent simplement des produits qu’ils mélangent souvent mal. Lorsqu’on fait les contrôles qualité, on se rend compte que le taux d’alcool n’est pas à la norme. Parfois, tu paies l’alcool, tu vois 96 degrés, mais c’est sans preuve ».

Ici au centre, assure-t-il, nous observons toutes les étapes de fabrication avec précision. Et malgré la forte demande à la suite de l’effet réseaux sociaux, les prix fixés restent 1 750 et 400 F CFA. Ces prix ne visent pas un quelconque profit, mais permettent juste de couvrir l’achat de la matière première. « Notre objectif est de participer à la lutte contre cette pandémie, puisque tout le monde doit mettre la main à la pâte. C’est ce que l’armée essaie de faire », s’est-il exprimé. Il regrette aussi que « les gens viennent acheter en grande quantité, dix, vingt, voire trente bidons ». La production se poursuivra pour satisfaire la demande sur le plan national, pour peu qu’il n’y ait pas de rupture de matières premières et de bidons pour le conditionnement.

A ce jour, l’armée affirme avoir produit plus de 140 000 litres de gel hydroalcoolique, mais le manque de flacons ne permet pas de satisfaire un grand nombre de clients.

Burkimbia.com
Source : Lefaso.net

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