Gestion de conflits au Burkina : 50 femmes leaders prêtent à s’impliquer

Le Groupe d’Action pour la Promotion, l’Education de la Femme et de la jeune Fille (GAPEF) a remis des attestations à 50 femmes leaders formées en médiation et gestion des conflits. C’était au cours d’une cérémonie tenue le mercredi 24 juillet 2019 à l’université Ouaga1 Professeur Joseph Ki Zerbo. La formation a eu pour objectif d’outiller ces femmes leaders  dans la gestion des confits afin qu’elles s’impliquent dans la gestion des conflits.

Impliquer les femmes dans la médiation et la gestion des conflits en Afrique et au Burkina et combler la faible implication des femmes dans la gestion des conflits, tel ont été entre autres objectifs poursuivis à travers cette formation. Les participantes sont  50 femmes leaders qui ont  été outillées dans des modules tels que la bonne gouvernance, la sensibilité culturelle, l’analyse et la gestion culturelle ainsi que le dialogue social. Cette formation, initiée par le Groupe d’Action pour la Promotion, l’Education de la femme et de la jeune fille (GAPEF), s’est déroulée en 3 sessions et  pendant les mois de juin, octobre et novembre 2018.

La gestion des conflits ne peut pas se faire par les autorités en oubliant les femmes. C’est donc dans l’optique d’y impliquer les femmes que la présidente du GAPEF, le professeur Justine Kyelem/Couldiaty, a initié un plan d’action 2016-2021, avec l’appui de certains Partenaires techniques et financiers comme l’Ambassade du Canada au Burkina pour outiller les femmes. Elle a saisi l’occasion pour interpeller les autorités sur la place qu’elles doivent accorder à la femme dans la gestion des conflits. Pour elle, le gouvernement doit mettre la femme au centre de ses préoccupations. « Les femmes leaders ont été outillées pour contribuer à la construction et au renforcement de la cohésion sociale, la paix en Afrique et particulièrement au Burkina dans un contexte où l’extrémisme violent est en train de mettre en péril le vivre ensemble au Burkina Faso », a fait savoir Céline Yoda, représentante des récipiendaires. Pour Sarah Séré, Médiateur du Faso et marraine de la cérémonie,  « être femme leader, ce n’est pas seulement se battre pour les instances de décision mais c’est aussi contribuer à la cohésion sociale et à la paix sans lesquelles, il n’y a pas de pourvoir à gérer ». Séance tenante, le Médiateur du Faso a remis une somme de deux millions (2 000 000) de francs CFA aux récipiendaires pour le début de leurs activités.

A noter que ces femmes leaders ont pour mission et rôle  de former d’autres femmes et ainsi de suite jusqu’à ce que toutes les femmes du Burkina soient formées dans la gestion des conflits.

Wakiyatou KOBRE

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