Contrats d’armement surfacturés au Mali : des proches d’IBK dans le viseur de la justice

L’affaire de l’acquisition de l’avion présidentiel et celle portant sur l’achat de matériel militaire viennent d’être relancées au Mali. Classés sans suite en 2018, ces deux dossiers font l’objet d’une nouvelle information judiciaire. La Haute Cour de Justice est saisie, et un ancien directeur de cabinet d’Ibrahim Boubacar Keïta est derrière les barreaux.

La nouvelle a provoqué une onde de choc à Bamako. Dans un communiqué diffusé le 27 mars, Mahamadou Kassogué, Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III de Bamako a annoncé la réouverture de deux dossiers emblématiques : l’acquisition de l’avion présidentiel et les contrats d’armement surfacturés.
Des milliards présumés détournés
Depuis décembre 2019, ses équipes mènent des enquêtes et entendent des personnes visées. Les investigations menées par les enquêteurs du pôle économique et financier de Bamako « ont permis de conforter les graves manquements à l’orthodoxie financière et comptable, relevés par le bureau du Vérificateur Général », précise le procureur, qui évoque « des faits de détournements de deniers publics sur fond d’opérations frauduleuses pour un montant de 9 350 120 750 F CFA et de surfacturation par faux et usage de faux pour un montant de 29 311 069 068 F CFA ».
L’affaire a eu d’autant plus de retentissement, depuis 2014, qu’elle implique des personnalités ayant occupé de hautes fonctions. En effet, dans le viseur de Mahamadou Kassogué, on trouve des hommes d’affaires influents, d’anciens conseillers du président et d’anciens ministres, dont certains réputés « intouchables ».
Depuis le 27 mars, Nouhoum Kouman et Mahamadou Camara, qui était directeur de cabinet d’IBK à l’époque des faits présumés, sont détenus à la maison d’arrêt centrale de Bamako.
Burkimbia.com
Source : J A

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