Lutte contre la Traite des Etres humains : Alerte Migration Afrique dénonce certaines pratiques

Dans le cadre de la commémoration de la journée internationale des Nations-Unies de Lutte contre la Traite des Etres humains, l’association Alerte Migration Afrique a tenu une conférence de presse ce mardi 30 juillet 2019, à Ouagadougou. Il a été question de reconnaître les efforts de la structure et de dénoncer les pratiques auxquelles les migrants sont confrontés quand ils retournent au bercail.

A l’instar des organisations membre de la société civile de la plate-forme ouest africaine Migrafrique, Alerte Migration Afrique a commémoré la Journée internationale des Nations-Unies de Lutte contre la Traite des Etres humains, placée sous le signe des actions durables contre le fléau. «  Cette première née de l’ensemble des acteurs réunis à Dakar les 10 et 12 avril 2019 avait retenu de mener en fin juillet une semaine d’action qui devait à terme être marquée par des actions simultanées de Nouakchott à Cotonou en passant par Abidjan, Bamako, Conakry, Dakar, Ouagadougou, Lomé et Niamey », a fait savoir Sébastien Ouédraogo, Coordinateur général de l’association Alerte Migration. Nul besoin de rappeler que la traite des êtres humains est et demeure un fléau qui gangrène le continent africain tant au cours des mobilités qu’au sein même des pays respectifs. En effet des trafiquants organisés de manière transnationale s’adonnent à des pratiques illégales de recrutement qui ont récemment culminé avec les désastres en Libye.  La célébration de la présente Journée internationale de lutte contre la traite des êtres humains constitue un moment important de mobilisation de la plateforme Migrafirque en partenariat avec d’autres acteurs institutionnels et non institutionnels pour des partenariats durables tournés vers l’action, la réflexion et l’information selon le coordinateur. A l’en croire, selon  les rapports nationaux sur la traite au Burkina Faso produit par le Ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire en 2016,  l’on a enregistré 1442 personnes interceptées, présumées victimes de traite. Egalement, une recherche faite dans le cadre d’un mémoire d’un étudiant de l’école des Cadres Supérieurs en Travail Social dont le titre est problématique de la prise en charge des enfants et  jeunes en situation de migration : cas des enfants et jeunes du Centre-Est en transit dans la commune de Ouagadougou, en juin 2019, a fait ressortir que la majorité des enfants et jeunes migrants qui travaillent, en provenance majoritairement de la région du Centre-Est et exerçant comme des cireurs de chaussures, caressent  l’envie et le désir de migrer. « Alerte Migration, en collaboration avec d’autres partenaires, procède depuis quelques temps à l’accueil des migrants burkinabè de retour », a indiqué Sébastien Ouédraogo. Et celui-ci d’ajouter que depuis le début de l’année 2019 et à chaque jour de mardi, au moins 5 migrants sont accueillis. Cependant, il faut déplorer certains faits et pratiques qui n’honorent pas les hommes en poste dans les villes frontalières. Sébastien Ouédraogo confie que les migrants de diverses nationalités rencontrées par Alerte Migration Afrique sont unanimes sur les pratiques mafieuses dont ils sont victimes.

Alerte Migration dénonce cette pratique et interpelle les autorités concernées à y mettre fin.

Wakiyatou KOBRE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *