Député Compaoré, décédée de covid-19 ou pas, cela ne saurait nier l’existence de la pandémie au Burkina Faso !

« De covid19, coronavirus, virus chinois, maladie des riches, coronafaim, coronapauvrété, à la déformation chocolatvirus », nous avons tout entendu. Des substantifs qui en disent long sur la perception des uns et des autres la covid19. Les plus sceptiques, sinon les plus extrémistes sont plus directes. Coronavirus ou COVID-19, il n’en est rien. C’est un montage, un mensonge grossier pour les tenants du pouvoir qui veulent en faire un fonds de commerce. Comme pour ne rien arranger, la gestion gouvernementale qui du reste, on ne peut plus catastrophique, vient renforcer la position de ces sceptiques. Une gestion décriée par la presse qui dans sa logique de quête de vérité tend à obtenir du gouvernement que le premier cas de décès de covid19 n’en était pas un.

Saluons au passage la témérité de Ladji BAMA du Courrier confidentiel. La vérité, certes nous l’avons presque. Elle a même fait ses effets avec le limogeage du Pr Marchal Ouédraogo à la tête de la coordination de la riposte à la Covid19. Cependant cette vérité n’aura pas fait que de bien. Elle renforce le scepticisme des populations.

En effet, l’ensemble des fonds injectés pour la sensibilisation sur l’existence de la covid19 et pour l’adoption des mesures barrières semblent n’avoir servi à grand chose. Puisque cette vérité a fait écrouler les efforts de lutte contre la pandémie comme un château de carte. Plus d’un burkinabè n’y croie plus. Certains nous diront à qui la faute ?

Le doute sur le décès de dame COMPAORE ne saurait suffisant pour nier l’existence de la covid19 au Burkina Faso

Bien sûr à tout le peuple burkinabè. Aujourd’hui tout est politisé au Burkina Faso aussi bien par ceux qui gouvernent, que par ceux qui sont en quête du pouvoir de façon ouverte, et ceux qui le font sous le couvert du syndicalisme. Ainsi, l’administration du pays se trouve fortement politisée. Personne ne rate une occasion pour tacler son prochain. Les intérêts du peuple sont pris en otage. Il n’y a plus de secret d’Etat, même les courriers confidentiels ne le sont plus. Nous retrouvons tout sur l’espace public. Tous les moyens sont bons pour en découdre avec le camp adverse. Conséquence, nous assistons à la déliquescence de l’Etat.

Pourtant même dans la lutte, nous devons pouvoir faire la différence entre l’intérêt clanique et l’intérêt général. La culture de l’intérêt général a laissé place aux luttes claniques, politiques, corporatistes, ethniques et religieuses. Nous sommes ainsi tentés de dire à quand le Burkinabé du type nouveau. Vivement que chacun sache raison gardée et comprenne qu’au-delà de nos intérêts égoïstes et claniques, il y a le Faso d’abord.

Tout comme les calendriers électoralistes et les luttes syndicales, le doute sur le décès de dame COMPAORE ne saurait suffisant pour nier l’existence de la covid19 au Burkina. Chacun prétexte que c’est à cause de ceci ou de cela, sinon il n’y a rien. De grâce pensons à ceux qui ne comprennent rien dans ce jeu. Nous pouvons dire que nos gouvernants pèchent beaucoup dans la gestion de la pandémie, ils gèrent mal la question, ils la politisent, ils en font une surenchère ; mais de là à nier l’existence de coronavirus, c’est scandaleux et suicidaire.

Tout en souhaitant un repos paisible à l’âme de l’illustre disparue et en renouvelant nos sincères condoléances à la famille éplorée, nous invitons toute la population à respecter les mesures barrières et à faire sienne le slogan, « le coronavirus ne passera pas par moi ».

ACLE, Osons pour un monde meilleur !
Association des Citoyens Leaders (ACLE)
Tel : 70 53 67 81
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