Le Premier Ministre à l’hémicycle : Santé, éducation, enseignement supérieur, énergie, communication, transport, international, économie, sécurité, mine, …:

« L’année 2019 a été incontestablement difficile pour tous les Burkinabè et cette réalité, personne dans cet hémicycle ne la découvre. Avec courage, notre pays a fait face à des épreuves souvent graves telles que les attaques terroristes de plus en plus complexes et les conflits communautaires.
En ce qui concerne les attaques terroristes, les décisions politiques et militaires prises, ont permis à nos Forces de défense et de sécurité, d’adopter de nouvelles stratégies face aux groupes armés terroristes. »
« Comme en 2018, le front social a été agité en 2019 et ce, malgré les multiples appels à la trêve sociale lancés par le Président du Faso. Dans son message à la Nation du 31 décembre 2019, il a instruit le Gouvernement de reprendre et d’achever le dossier de la réforme du système de rémunérations dans une optique d’équité et de justice. En attendant la conclusion des travaux engagés, j’invite tous les acteurs à s’investir pour l’apaisement du climat social afin d’aboutir à des résultats durablement satisfaisants pour tous.
Le Gouvernement agit dans ce sens, en étant conscient de la nécessité d’apurer d’abord le passif des engagements pris et d’apporter ensuite des réponses aux préoccupations nouvelles des travailleurs.  »
« Malgré le contexte difficile dans lequel se met en œuvre le Plan national de développement économique et social, un des volets qui atteste indéniablement la forte résilience du Burkina Faso est la stabilité de l’activité économique. En 2019, le taux de croissance économique est ressorti à 5,7%. Ce taux, en léger recul par rapport à 2018, reste l’un des plus élevés de la sous-région. Il traduit la compétitivité de notre économie, et justifie à souhait, la confiance que les partenaires et le secteur privé continuent de placer en notre pays.
En effet, dans son rapport sur l’état du secteur privé en 2019, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso note que le nombre d’entreprises créées au niveau national a connu une hausse de 5%. De même, l’afflux des investissements directs étrangers s’est inscrit en légère hausse par rapport à son niveau de l’année précédente
Les résultats atteints en 2019 en matière de mobilisation des ressources extérieures sont également un motif de satisfaction. Les montants des décaissements au titre des appuis budgétaires ont atteint 192 milliards de FCFA, représentant 93,4% des prévisions.
Quant aux appuis projets, leur taux de décaissement a été de 97%, pour un montant d’un peu plus de 292 milliards de FCFA. C’est la preuve de l’efficacité de notre diplomatie financière.
MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION
Notre volonté de modernisation de l’administration s’est traduite par la dématérialisation de certaines procédures. Ainsi, nous avons poursuivi en 2019, la consolidation du guichet virtuel de l’administration lancée en 2018. A ce jour, 500 procédures administratives des Ministères et Institutions sont accessibles en ligne. De plus, la plateforme e-concours a permis l’inscription en ligne des candidats de tous les concours professionnels organisés par l’Etat, ainsi que l’inscription des candidats à 87 concours directs, contre seulement 50 en 2018.
DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
L’un des piliers de la politique menée par le Gouvernement, se rapporte à la transformation de notre économie afin de la rendre plus compétitive. En la matière, nous avons maintenu les efforts de réalisation des infrastructures nécessaires à l’amorce de la transformation structurelle de l’économie, tout en continuant l’accompagnement du développement des secteurs de production et d’expansion des services marchands.
Ainsi, au titre des infrastructures de soutien à la transformation de l’économie, le Gouvernement a porté à 771 km, la longueur totale des routes bitumées ou ayant reçu un entretien de 2016 à 2019. 960 autres km sont en travaux. Pour 2020, l’objectif est d’engager la réalisation de 614 km.
Au cours de la même période, sur 2 323 km de pistes rurales, dont les travaux ont été engagés, 1928 km sont achevés.
DOMAINE DE L’ENERGIE
Le Gouvernement a également renforcé les investissements dans le secteur de l’énergie. Cela a permis de porter la puissance électrique installée à 410 Mégawatts en 2019 contre 359,5 Mégawatts en 2018. L’accroissement de la production nationale renforcé par les interconnexions avec la République de Côte d’Ivoire et la République du Ghana a permis de porter l’offre d’énergie à plus de 620 Mégawatts et d’amoindrir par conséquent les délestages et les coupures intempestives d’électricité en 2019. En termes de couverture, ce sont au total 67 nouvelles localités qui ont été électrifiées en 2019, grâce aux différents projets d’électrification. Les projets de centrales électriques en cours, une fois achevés, devraient permettre d’atteindre plus de 1000 Mégawatts.
Dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication, il vous souviendra que vous avez adopté le 23 avril 2019, la loi qui modifie celle du 27 novembre 2008 portant réglementation générale des réseaux et services de communications électroniques au Burkina Faso. Cette loi permet à l’autorité de régulation de prendre des mesures contraignant les opérateurs de téléphonie à améliorer la qualité des services offerts aux populations. De même, notre pays s’est doté d’un Schéma directeur d’aménagement numérique pour la planification à moyen et long termes du déploiement des infrastructures numériques à haut débit. Ainsi, le linéaire de fibre optique implantée dans le cadre des projets PRECAO, BackBone et du G-Cloud s’établit à 1 502 km.
RESSOURCES ANIMALE ET ENVIRONNEMENTALE
« Au niveau des Ressources animales, le Gouvernement a inscrit son action dans deux directions à savoir : l’accroissement de la productivité et la valorisation de la production.
Ainsi, nous avons réalisé des parcs de vaccination, des puits pastoraux et j’ai personnellement lancé les travaux de l’abattoir moderne de Ouahigouya en décembre 2019.
En ce qui concerne l’Environnement, le Gouvernement a élaboré et adopté la Stratégie nationale d’économie verte (2019-2023) et la Stratégie nationale 2019-2027 de création des éco-villages qui constituent des instruments importants de promotion de l’économie verte, de l’adaptation et de l’atténuation du changement climatique. »
INDUSTRIE ET MINE
« Accroitre durablement la production dans le secteur primaire, suppose d’organiser son écoulement, mais surtout de la transformer afin d’allonger la durée de vie des produits issus de ce secteur et d’en accroître la valeur.
C’est pourquoi, le Gouvernement a consenti d’importants efforts pour promouvoir la qualité, normaliser et labéliser les produits. A ce titre, nous avons lancé des projets pour la labélisation de quatre produits de notre terroir parmi lesquels le Faso Dan Fani dont le processus a abouti.
Par ailleurs, il a œuvré à opérationnaliser de nouveaux projets industriels dont la construction de l’usine d’égrenage de coton bio à Koudougou, inaugurée le 30 janvier 2020 par le président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE.
Il a enfin apporté des appuis à l’écoulement des produits des unités industrielles nationales en difficulté.
Le secteur minier, a connu l’entrée en activité de trois nouvelles mines industrielles portant la production d’or à 50 tonnes en 2019.
Cette performance aurait certainement été meilleure si le secteur n’avait pas connu des difficultés liées aux attaques terroristes et aux mouvements d’humeur de certaines populations riveraines.
Fait partie des progrès tangibles enregistrés dans le secteur, l’opérationnalisation du Fonds Minier de Développement Local. »
TRANSPORT ET COMMUNICATION
« Dans le domaine des Transports, le Gouvernement poursuit la modernisation et la professionnalisation de l’industrie des transports routiers par l’émission des titres sécurisés (cartes grises, permis de conduire) et l’amélioration de la mobilité urbaine avec le renforcement du parc des bus et l’accroissement des lignes.
S’agissant de la Communication, le Gouvernement a achevé la reforme du fonds d’appui à la presse privée qui en plus de la subvention publique octroie des prêts pour l’investissement. Le taux de couverture par la télévision s’est amélioré grâce au déploiement de la TNT et l’installation de nouveaux émetteurs pour la radio nationale.
DOMAINE DE LA SANTE
« En matière de Santé, le Gouvernement a poursuivi la mise en œuvre de la gratuité des soins de santé pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans.
Il œuvre à l’étendre progressivement à la contraception moderne, en tant que mesure puissante d’accélération de la capture du dividende démographique.

Nous avons pris la mesure des difficultés rencontrées sur le terrain et travaillons à les corriger dans le sens d’améliorer l’impact de cet instrument qui constitue l’un des principaux leviers de la politique sociale du Président du Faso.
Par ailleurs, le Gouvernement :
– a poursuivi le relèvement du niveau des plateaux techniques des centres de santé ;
– a réalisé 59 CSPS, normalisé 67 autres, lancé les travaux du CHR de Manga et inauguré le CHR de Ziniaré ;
– a entamé la mise en œuvre de la loi sur la fonction publique hospitalière en vue d’améliorer les conditions de travail du personnel de santé ;
– a renforcé les effectifs du personnel soignant avec la mise à disposition de 150 médecins spécialistes, 500 médecins généralistes, 50 pharmaciens généralistes et 10 pharmaciens spécialistes.
Conscient que la préservation du bon état de santé des populations requiert également la maîtrise des facteurs de sa dégradation tel que l’accès à l’eau potable, le Gouvernement a réalisé en milieu rural plus de 1280 forages neufs, et 62 systèmes d’Adduction d’eau potable simplifiés. Il a réhabilité 554 forages et 18 systèmes d’Adduction d’eau potable simplifiés.
En milieu urbain, il a construit 506 km de réseau d’adduction d’eau potable et 188 bornes fontaines.
En outre, nous avons subventionné le branchement de plus de 27 000 ménages au réseau d’adduction d’eau de l’ONEA.
Au total, ces efforts ont permis de porter le taux d’accès à l’eau potable de 72,4% en 2016 à 75,4% en 2019 au niveau national.
L’inauguration du barrage de Samandeni le 30 novembre 2019 ouvre de nouvelles perspectives à la maitrise de l’eau de surface et à l’électrification. Dans le même sens, le Gouvernement a procédé au lancement des travaux du barrage de Sanguin, dans la province du Namentenga, en décembre 2019. Cet ouvrage va permettre à terme, l’approvisionnement en eau des villes comme Boulsa, Pouytenga, Koupela et Zorgho.
En matière d’Assainissement, nous avons assisté également plus de 27 000 ménages à se doter de latrines hygiéniques et équipé 4 centres de traitement et de valorisation des déchets plastiques.  »
DOMAINE DE L’EDUCATION
« Dans les domaines de l’Education, notre système a subi les assauts des terroristes qui ont contraint de nombreux apprenants et enseignants à abandonner leur lieu d’exercice. Malgré la destruction ou la fermeture d’écoles, le Gouvernement a pu organiser pour la seconde fois, sur les sites de Djibo, Fada N’Gourma, Gorom-Gorom, Kaya et Ouahigouya les examens et concours scolaires au profit des candidats n’ayant pas pu participer aux sessions normales.
Le Gouvernement félicite les partenaires sociaux de l’éducation qui ont grandement contribué à l’apaisement du climat, permettant ainsi l’achèvement de l’année scolaire 2018-2019 et la poursuite des politiques éducatives.
Un autre acquis de l’école burkinabè, à fin 2019, a été la réalisation :
– de 2 578 salles de classes dont 1 167 sont en cours de finition, en vue de résorber celles sous paillotes, initialement identifiées ;
– de 1405 salles de classes en vue notamment de la normalisation des écoles de moins de 6 classes ;
– de 5 lycées professionnels dont 1 en finition ;
– de 2 lycées techniques ;
– de 8 lycées scientifiques dont 2 en finition ;
– de 5 Collèges d’enseignement et de formation technique et professionnelle dont 2 au stade de finition.  »
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
« Au niveau de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, les efforts du Gouvernement ont consisté au recrutement du personnel enseignant, au renforcement des infrastructures et équipements dans les universités et centres universitaires.
Le démarrage des enseignements dans les nouveaux Centres universitaires de Banfora et de Ziniaré est effectif, et l’autonomisation de ceux de Dori, Gaoua, Kaya et Tenkodogo est très avancée. Ces acquis traduisent notre volonté de désengorger les principales universités et de rapprocher les étudiants de leur sphère familiale.
Pour la professionnalisation de l’enseignement supérieur, nous avons continué le processus d’opérationnalisation de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou avec la création de nouvelles filières de formation et la conduite des études de faisabilité pour l’ouverture des filières du génie industriel, du génie mécanique, du génie textile et du génie informatique et des télécommunications.
La Recherche et l’Innovation n’ont pas été en reste dans l’action gouvernementale. La particularité en 2019 a été le renforcement du financement des projets individuels de recherche par le Fonds national de recherche et d’innovation pour le développement, et l’élaboration des premiers programmes fédérateurs de recherche.
RAYONNEMENT DU BURKINA SUR LE PLAN INTERNATIONAL
« 2019 a été aussi marquée par le rayonnement international du Burkina Faso sur les plans culturel et sportif.
Le secteur de la culture et du tourisme a bien résisté à la situation sécuritaire difficile. Cette résilience a permis au Gouvernement d’œuvrer à inscrire le site de la métallurgie ancienne du fer sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et surtout d’organiser avec un franc succès, la 25ème édition du FESPACO qui a coïncidé avec le cinquantenaire de cette importante manifestation.
Au niveau du tourisme, la résilience se mesure à l’aune des 161 demandes de licences d’affaires que le Gouvernement a accordées à des opérateurs privés pour un montant prévisionnel d’investissements de plus de 45 milliards de FCFA.
En matière de sport, le Gouvernement a poursuivi, l’effort de développement des infrastructures sportives et de loisirs, le renforcement des capacités des acteurs sportifs, la détection des talents et la création de conditions pour favoriser l’émergence de l’entrepreneuriat sportif.
Je salue les performances des athlètes qui ont porté très haut les couleurs nationales, en permettant au Burkina Faso de briller sur le toit de l’Afrique et du monde dans des disciplines comme : l’épreuve log press 180 kg pour le maximum de répétitions, l’heptathlon, le triple saut, le cyclisme et les arts martiaux
« Au terme de cette rétrospective qui constitue la trame de mon discours sur la situation de la nation, le constat est que malgré un contexte national et international difficile, le peuple burkinabè a remporté des victoires significatives sur le plan de la préservation de l’unité nationale et du développement économique et social.
Ces victoires sont incontestablement le résultat du leadership de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian Kaboré, Président du Faso, qui, à travers une vision éclairée, a toujours su donner une impulsion positive à l’action gouvernementale, dont il m’a fait l’honneur de la responsabilité.
Le leadership du Chef de l’Etat qui a été porteur au niveau national et sur la scène internationale, s’est illustré par une diplomatie active et efficace, orientée notamment vers la recherche de la paix et vers la promotion du développement. Le Président du Faso, actuellement président du CILSS, a occupé en 2019 la présidence du G5-Sahel. Durant son mandat, il a lancé plusieurs initiatives pour la mobilisation des ressources. Il a également œuvré, aux côtés d’autres grands dirigeants du monde, à établir le Partenariat pour la sécurité et la stabilité au Sahel.
Nous nous souvenons encore des visites, dans notre pays, de la Chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Madame Angela MERKEL, des présidents des Républiques sœurs de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Rwanda et du Tchad.
Le Burkina Faso vit. Il demeure une destination à ne pas manquer et qui a, par-dessus tout, montré qu’il sait se remettre rapidement des difficultés et continuer indéniablement à faire des progrès, quel que soit le poids des coups endurés. Les avancées, nous les devons à la très forte capacité d’adaptation de notre peuple qui a su intégrer le péril terroriste dans ses comportements quotidiens. Mais, nous le devons aussi à la diplomatie et à la coopération avec les pays amis, ainsi que les partenaires techniques et financiers qui sont restés à nos côtés pour nous montrer leur profond attachement à notre pays dans les moments les plus difficiles.
Aux prises depuis quatre ans avec le terrorisme, les Burkinabè ont montré, plus que jamais, leur forte capacité à vaincre l’adversité la plus rude et à surmonter leurs divisions internes, en promouvant le dialogue politique et social.
Lors du dialogue politique initié par le Président du Faso, en juillet 2019, la classe politique a agréablement surpris les plus sceptiques par sa maturité et sa capacité à se sublimer pour s’accorder sur les questions d’intérêt national.
Je lance, une fois de plus, un appel à tous les partenaires sociaux à renouer le fil du dialogue dans l’intérêt supérieur de la nation. Si je me réjouis que sous le mandat de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, l’exercice des libertés ait été poussé au maximum, je dois rappeler que pour construire une nation où il fait bon vivre pour tous, chacun doit savoir raison garder.
Les avancées importantes dans la mise en œuvre du PNDES, surtout en matière économique et sociale, montrent bien que le Gouvernement tient ses promesses, quoique l’ordre des priorités ait été modifié face aux défis sécuritaires.

Communication Primature

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