Création d’une nouvelle chambre de commerce : un projet étouffé dans l’œuf par la CCI-BF

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) montre patte blanche après un feuilleton judiciaire dont elle est sortie gagnante .Elle a dû prouver son existence légale face aux arguments de son contradicteur Ferdinand Ouédraogo pour qui, la CCI-BF n’a pas d’autre existence légale en dehors de l’arrêté colonial qui l’a créée en 1948.
Depuis deux semaines environs, des informations faisant état de la création d’une nouvelle chambre de commerce sont diffusées.

L’affaire oppose Ferdinand Ouédraogo à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso. Devant les tribunaux, Ferdinand Ouédraogo et son groupe qui ont tenté de créer une nouvelle CCI-BF n’ont pas pu convaincre les juges. « Monsieur Ouédraogo a voulu être un consultant à la chambre de commerce. Il a voulu signer un contrat avec la CCI-BF pour gagner de l’argent. On lui a expliqué que le thème qu’il a choisi ne relève pas de la CCI-BF. Ce thème relève du ministère en charge de l’environnement. Nous avions pris des dispositions pour le recevoir et lui dire ce qu’il fallait faire. », explique Mamady Sanoh, 1er Vice-président de la CCI-BF. «Nous ne sommes pas les seuls à être attaqué par Ferdinand Ouédraogo. Il a aussi attaqué le ministère en charge de l’environnement, la Maison de l’Entreprise, le Conseil national du Patronat burkinabè, les magistrats etc… », précise-t-il avant d’ajouter que sa motivation était de chercher du business à la CCI-BF, « mais on lui a dit non.»
Ferdinand Ouédraogo et son équipe ont tenté de montrer que l’institution n’a aucune assise juridique. Cependant, Mamady sanoh confirme plutôt la légalité et la légitimité des organes de la CCI-BF et soutient que « la chambre a été créée par des textes sous la colonisation et régularisée en 1964, revisitée en 1973,revue en 1975, en 1995, en 2001 et en 2017. Toutes les démarches ont été faites pour que la chambre soit protégée jusqu’aujourd’hui par l’OAPI (Organisation africaine de la Propriété intellectuelle (ndlr) ».
La Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) est une institution publique de l’État. Elle est le porte-parole officiel du secteur privé. Son rôle est de préserver devant les pouvoirs publics, les intérêts généraux du commerce, de l’industrie et des services.
Abdoulaye KINDA

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