Ouagadougou : 6 présumés délinquants aux arrêts

Un réseau de délinquants auteurs présumés d’actes de grand banditisme depuis deux ans à Ouagadougou, a été démantelé par le Service régional de la Police judiciaire du Centre (SRPJ/C). Le groupe est impliqué dans des vols à main armée et des meurtres dans plusieurs quartiers de la ville de Ouagadougou notamment Tampouy, Karpala, Nagrin, Dassasgo et Bissinghin. Ces présumés malfrats opèrent à l’aide d’une kalachnikov et de deux pistolets automatiques. Deux de ces armes ont été saisies lors des investigations.

Les présumés malfrats attaquaient les auberges et les stations-services. Ce réseau est composé de six membres actifs qui opèrent généralement en binôme armé d’une kalachnikov et de pistolets automatiques. Cela fut l’exemple de l’attaque du maquis dénommé « Tassaba Gang ». De même, certains membres du réseau ont opéré seul dans des auberges de la ville de Ouagadougou.

Les investigations ont permis d’interpeller 4 membres du groupe. Ces derniers reconnaissent être auteurs de plusieurs vols à main armée commis dans les bars, des boutiques de transfert d’argent, des stations à essence et des auberges de la ville. « Ils n’hésitaient pas à faire usage de leurs armes contre quiconque s’oppose ou tente de crier au secours lors des attaques. Pour preuve, révèle le commissaire Galbané, une serveuse qui se prénommait Aïcha de nationalité togolaise a perdu la vie lors d’une des actions de ce groupe. Courant janvier 2020, un maquis dénommé « Selfy » a été la cible d’une attaque perpétrée aux environs de 23h par des membres de ce groupe.

Ce même groupe, au cours d’un vol à main armée dans une auberge au quartier Wayalgin, a dépossédé un vigile de son pistolet automatique calibre 7.65mm. Plus tard, les membres du groupe ont utilisé cette arme pour commettre d’autres forfaits.

La naissance du groupe remonte au premier trimestre de l’année 2018. Et depuis les 6 individus que compose le réseau ont commis près d’une quarantaine de braquages dans la ville de Ouagadougou.

Un membre du groupe qui bénéficiait d’une liberté après son incarcération à la MACO a échappé à la police la veille de l’interpellation des autres membres du groupe.

Parmi ces présumés délinquants, il y avait des ex-corps habillés qui connaissent déjà les rouages des enquêtes.
Burkimbia.com

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