Mouvement d’humeur à la CENI : Newton Ahmed Barry met les points sur les i avec les opérateurs de Kits

Le mardi 30 juin 2020, au siège de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le président de l’institution, Newton Ahmed Barry, a échangé avec les Opérateurs de kits (OPK), suite au mouvement d’humeur qu’ils ont initié pour crier leur ras le bol, en ce qui concerne le déploiement des agents sur le terrain. Le premier responsable de la structure s’est justifié : «Il n’y a jamais eu de complot contre qui que ce soit. Si tu n’as pas été déployé, c’est qu’il y a une raison valable».

Selon Newton Ahmed Barry, la CENI dispose de preuves qui lui donnent le droit de ne plus déployer certains OPK sur le terrain. «La majorité de vous a été au moins déployé une fois sur le terrain. Si après cela on ne vous a plus redéployé c’est parce que vous avez tenu des comportements qui a fallu votre sanction», a indiqué Newton Barry. Parmi ces comportements, selon le premier responsable de l’institution, figurent entre autres, des incitations à la révolte, des appels au boycott du processus d’enrôlement, non-assistance à la formation et bien d’autres. Pour les plaignants, tout est clair à présent après les explications du président de la CENI. «Avec ce que le président a eu à dire on est mieux éclairé même si on n’a pas trouvé satisfaction. On fera le retour à nos camarades qui attendent toujours leur déploiement», a fait savoir Isaac Sebgo, représentant des plaignants.
Pourquoi on nous traite de la sorte ?
En rappel, le vendredi 26 juin 2020, des opérateurs de Kits se sont rassemblés devant la CENI pour dénoncer une injustice dans leur déploiement sur le terrain. «Nous avons été déployés deux fois sans pouvoir travailler. Egalement, nous n’avons pas perçu notre argent. Pour la première fois, nous avons été déployés dans des localités de Fada N’Gourma. Quelques jours avant le début du travail ils sont venus nous dire que ces localités sont des zones rouges donc nous, nous ne pourrons pas travailler. Par la suite, ils nous ont fait savoir que sur ordre de la CENI nous devons rentrer à Ouagadougou». C’est ce qu’avait raconté un des OPK lors du mouvement d’humeur. Isaac Sebgo avait ajouté qu’ils ont refusé de rentrer parce qu’ils estimaient que la CENI devait s’assurer que les conditions sont prises pour permettre aux OPK de travailler au lieu de les déployer sur les lieux avant de les signifier qu’ils ne pourront pas travailler. «Après cette situation, nous avons signé un document et par la suite ils nous ont donné 25% de la somme qui nous était due. Le lendemain ils nous ont dit encore de rentrer. Une liste a été établie pour les OPK désirant rentrer à Ouagadougou. D’autres OPK ne l’ont pas fait parce qu’ils avaient des familles chez qui loger à Fada N’Gourma. Nous, nous avons décidé de rentrer et ils ont assuré notre transport. Mais ceux qui sont restés ont été payés, alors que nous qui étions dans la même situation, n’ont pas été payés. Des OPK de Matiacoali étaient dans la même situation», avait-il expliqué. Pourquoi on nous traite de la sorte ? Pourquoi des agents qui étaient dans la même situation que nous ont reçu leur argent ? Pourquoi des OPK ont été affectés plus de trois fois, à six fois alors que d’autres n’ont jamais été affectés ? Les OPK ont trouvé réponses à ces interrogations lors du face à face avec Newton Ahmed Barry, le mardi 30 juin 2020. A présent, les choses sont claires, «il n’y a jamais eu de complot».
Burkimbia.com
Source : Zoodomail

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *