Revendication syndicale : une grève de 96 heures à compter du 3 septembre annoncée par le SYNASEB

Le Syndicat national des Secrétaires du Burkina (SYNASEB) a animé une conférence de presse ce lundi 19 août 2019 à la Bourse du Travail de Ouagadougou. Ce, pour annoncer un arrêt de travail de 96 heures à compter du 3 septembre 2019 sur toute l’étendue du territoire national.

Le Syndicat National des Secrétaires du Burkina (SYNASEB), annonce une grève de 96 heures à compter du 3 septembre prochain sur toute l’étendue du territoire national. Cette grève, c’est pour exiger la satisfaction de leur revendication qui est la construction de leur carrière dans le processus d’élaboration du Répertoire interministériel des Métiers de l’Etat (RIME). A cela s’ajoutent l’état du dialogue social au sein du Ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale (MFTPS) et les actions envisagées par le SYNASEB. C’est depuis le 2 mars 2017 que le gouvernement, à travers le MFTPS, a entamé le processus d’élaboration du RIME. A cet effet, trois critères ont été retenus à savoir la matière qui renvoie au domaine de compétence ou d’intervention du métier, le profil des acteurs qui renvoie aux qualifications des différents acteurs du métier et les missions assignées au métier. Ce sont les attributions assignées aux différents acteurs du métier. « Ces critères indiquent clairement la place du secrétariat dans la gouvernance administrative et non dans le métier structurant », a fait savoir Boureima Ouattara, Secrétaire général du SYNASEB.  Celui-ci a indiqué que des séances de travail ont eu lieu entre le ministre Clément Sawadogo et le syndicat les 23 et 29 novembre ainsi que le 12 décembre 2017. « Une rencontre qui était prévue pour le 20 décembre de la même année en vue de signer un protocole d’accord a été reportée au motif que les consultations n’ont pas été tenues au sommet », foi de Boureima Ouattara. « Et depuis la prise de fonction du ministre Séni Mahamadou Ouédraogo, le dialogue est rompu », a précisé le SG du SYNASEB. Pire, poursuit-il, l’actuel ministre sème la division d’une part entre des travailleurs et d’autre part entre les organisations syndicales. Ainsi, à l’issue de l’arrêt de travail, si la situation reste inchangée, Boureima Ouattara confie que le gouvernement endossera la responsabilité des éléments qui seront mis sur la place publique ainsi que de la détérioration du climat social.

Wakiyatou KOBRE

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