37ème anniversaire de la révolution : des souvenir toujours vivaces

A l’occasion du 37ème anniversaire de l’avènement de la révolution burkinabè, le comité du Mémorial Thomas Sankara a organisé plusieurs activités le mardi 4 août 2020 au Conseil de l’Entente devenu site du Mémorial Thomas Sankara. Objectif, remémorer les acquis de la révolution à la génération montante et appeler celle-ci à suivre les pas du capitaine Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987.

04 août 1984 – 04 août 2020 ; cela fait exactement 37 ans que le Burkina Faso, ancienne Haute-Volta, connaissait le Conseil National de la Révolution (CNR). A l’occasion de ce 37ème anniversaire, le comité du Mémorial Thomas Sankara a organisé plusieurs activités dont une conférence-débat, un film sur la révolution. Plusieurs personnalités ont effectué le déplacement du site du mémorial pour revivre et partager les souvenir avec la nouvelle génération.
Cyprien Nanéma, ancien membre des Comités de Défense de la Révolution (CDR), a fait savoir que la révolution a été un engagement de tout un peuple dans sa jeunesse tant militaire, civile que paysanne. Pour lui, c’était un temps d’enthousiasme populaire où les gens étaient fatigués des différents régimes qui se sont succédé. « Et cette jeunesse est restée debout car elle a prouvé sa valeur lors des évènements des 30 et 31 octobre 2014 et du putsch manqué de septembre 2015 », a-t-il indiqué. Egalement, le Conseil national de la Révolution garantissait la révolution en ce sens que le peuple était armé car tous les CDR étaient formés de telle sorte que les autres peuples avaient peur d’attaquer le Burkina. Cyprien Nanéma a aussi
fait cas de l’émergence de l’économie et de l’industrialisation du Burkina Faso même au plus haut-niveau. Cependant, a-t-il regretté, le 15 octobre 1987 a été un frein car le président Thomas Sankara a été assassiné.
« Si la justice n’a pu être rendu jusqu’à ce jour, c’est à cause du système qui était là et qui est d’ailleurs à l’origine de l’assassinat du président Thomas Sankara », a laissé entendre Maître Ambroise Farama. « Il fallait plutôt se battre pour qu’il y ait un changement et c’est après ce changement, à savoir la chute du régime de Blaise Compaoré, l’on peut dire qu’il y a de l’espoir qu’il ait un procès très bientôt », a-t-il confié
Selon lui, la date du 04 août 1983 est une date d’espoir pour le peuple Burkinabè qui a marqué la naissance de la révolution laquelle révolution a marqué beaucoup de transformations à tous les niveaux de la vie au Burkina Faso tant au plan social, économique et culturel. « Malheureusement cette espoir a été stoppé 04 années plus tard », a déploré maître Ambroise Farama.

Damata Ganou, coordonnatrice des services CDR au temps de la révolution a expliqué que les services CDR s’occupaient de tout ce qui concernait les organisations de service administratif. Ces services avaient pour mission de mener des luttes contre la corruption, la gabegie, le népotisme et autres mauvaises gestions dans l’administration. A l’en croire, Sankara avait considéré la femme comme un citoyen à part entière. A l’époque, confie-t-elle, le président Thomas Sankara était prêt à nommer des femmes qui ne sont pas allées à l’école parce qu’elles étaient engagées.
Wakiyatou KOBRE

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