Services Aéronefs de Recherche : les difficultés passées au peigne fin par l’ANAC

L’Agence nationale de l’Aviation civile (ANAC) a animé une conférence de presse le vendredi 23 août 2019 à son siège à Ouagadougou pour sensibiliser la communauté nationale et internationale sur les Services Aéronefs de Recherche (SAR) qui sont actuellement en détresse. Le directeur de l’ANAC a appelé les partenaires financiers à se pencher sur la question.

Plusieurs maillons de la chaine de sécurité de sauvetage des aéronefs en détresse (SAR), à savoir l’Agence nationale de l’Aviation Civile (ANAC) du Burkina, la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers, la gendarmerie nationale, les décideurs politiques et des experts nationaux et internationaux se sont réunis en séminaire national de sensibilisation et de formation dans le but de sensibiliser l’opinion, de poser les préoccupations en la matière et d’en trouver des solutions. La dernière évaluation d’un certain nombre de pays de l’Organisation internationale de l’Aviation civile (OACI) a fait ressortir que le Burkina Faso n’a que 42% de conformité dans le domaine SAR. «Ce manque de conformité dans le domaine est un problème que vivent différemment les pays de l’OACI », a fait savoir le Directeur général de l’ANAC, Azakaria Traoré.  Et celui-ci d’indiquer que le SAR est un service de recherche de sauvetage qui vient en assistance aux avions en détresse ; c’est-à-dire que lorsqu’il y a crash d’un avion, c’est le service SAR qui est alerté. La communauté internationale, et particulièrement celle de l’Afrique, se mobilise en vue de trouver des réponses pour la mise en place des systèmes efficaces de recherche et de sauvetage des aéronefs en détresse. Cette mobilisation découle du constat que des pertes en vies humaines pourraient être minimisées, voir réduites à néant, si chaque Etat avait mis en place un système efficace de recherche et de sauvetage suite à des tragédies aériennes. Les dispositions de l’annexe 12 de la convention relative à l’aviation civile internationale notent que la responsabilité de la fourniture d’assistance aux aéronefs en détresse incombe individuellement à chaque pays Etat contractant de l’Organisation. Ainsi, au Burkina Faso, il s’agit entre autres du manque d’exercices SAR, des niveaux insuffisants de dotation en personnel et de graves carences de financement des services SAR. En plus des dispositions internationales, des textes nationaux régissent la fourniture des services de Recherches et de sauvetages au Burkina Faso. C’est le cas de loi n°013-2019/AN du 30 avril portant code de l’aviation civile au Burkina Faso. Le Directeur général a noté qu’il y a une absence de mécanisme de financement efficace des activités SAR. Néanmoins, il souligne qu’il y a une opportunité d’amélioration de la fourniture des services SAR en détresse au Burkina Faso. Pour ce faire, il a saisi l’occasion pour appeler les partenaires financiers à se pencher sur la question.

Wakiyatou KOBRE           

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