Formation professionnelle : 500 compétences mises sur le marché de l’emploi des mines par le CEFPRO-SO

Le Centre de Formation professionnel Souleymane Ouédraogo (CEFPRO-SO) a procédé à la mise sur le marché de 500 nouvelles compétences. Ce, à travers sortie de la première promotion de ses impétrants le samedi 12 septembre 2020 à Koubri dans la région du Centre à la sortie sud de Ouagadougou. A cette occasion les impétrants ont reçu leurs parchemins.

Ils sont 500 impétrants qui viennent de sortir et sont prêts à faire valoir leurs compétences dans les sociétés immobilières mais aussi dans d’autres secteurs d’activité. Certains ont été formés en maintenance des gros engins, matériels de dernière génération et d’autres ont été formés pour la couture et soudure industrielle. Ils ont eu pour nom de baptême Harouna Dia, du nom de ce milliardaire Sénégalais, exilé depuis plus de 30 ans, qui a fait fortune en vendant du poisson aux Burkinabè. Un homme qui, selon le patron de la cérémonie Alassane Bala Sakandé, président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso, est un exemple de combattivité. De ce fait, le patron a conseillé les impétrants de ne pas compter sur l’Etat pour se faire employer mais de chercher à s’auto-employer en s’organisant pour chercher des financements. Cependant, il a appelé les sociétés minières à privilégier la main d’œuvre locale, c’est-à-dire à employer les nationaux. Bala Sakandé a aussi invité le gouvernement à accompagner ces genres d’initiatives, c’est-à-dire les promoteurs d’école de formation professionnelle. A ce niveau, il a précisé que cette initiative entre en droite ligne du programme du Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré qui est de faire de la formation professionnelle et technique un moyen de lutte contre le chômage.

Parmi ces 500 impétrants, figurent 5 filles, toutes ayant suivi les mêmes formations que les hommes. Le patron les a félicitées et encouragées car selon lui, il n’y a pas de travail destiné aux femmes ou aux hommes. Sonia Marie Sergina Ouédraogo, délégué de la promotion sortante et seule de la promotion en conduite de gros engins dit être prête à relever les défis. « Nous sommes très satisfaits de la formation que nous avons reçue et sommes également satisfaits du fondateur », a-t-elle laissé entendre.

Quant au fondateur, Souleymane Ouédraogo, il s’est réjoui de ses 500 premiers apprenants même si, selon lui, la formation de ces 500 personnes ne s’est pas passée sans difficulté. Cependant, a-t-il indiqué, la conviction et le courage ont pris le dessus sur les difficultés. A la question de savoir s’il y a un suivi après la formation pour l’insertion de ces impétrants, Souleymane Ouédraogo a répondu par l’affirmative. Et ce, avant d’ajouter qu’il y a une plateforme pour les déployer dans les différents secteurs des Bâtiments et Travaux publics (BTP).

A en croire David Traoré, Directeur Général du centre, les modules dispensés sont entre autres la déontologie de chaque métier, l’entretien du matériel, les dispositions au niveau des entreprises et les voyants car selon lui, nombreux sont ceux qui ont des permis de conduite et conduisent mais n’ont pas de voyant. A cela s’ajoutent la conduite d’engin mécanique, le recyclage en couture et soudure industrielle.

Wakiyatou KOBRE

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