4 ans de Hawa Boussim à Sony music : entre espoir et déceptions

C’est le 28 novembre 2016 que Hawa Boussim signait avec le major Sony Music. Cette nouvelle a fait le buzz sur les réseaux sociaux et les médias. Un sentiment de fierté, c’était déjà auprès des mélomanes Burkinabè.

Les semaines qui ont suivi, une véritable métamorphose s’est opérée auprès de l’artiste. Un véritable changement de style musical et vestimentaire pour lancer la chanson » koregore ». Diversement appréciée par le public. Deux ans plutard au kunde 2018, c’est un sacre avec 4 Kundé en une soirée, dont notamment le Kundé d’or. Certains observateurs du showbiz ont vite fait de voir le lobbying de Sony music dans ce sacre. Avec Sony music, Hawa Boussim a fait des spectacles à l’institut français d’Abidjan et de Ouaga.

Par la suite, de nombreuses déceptions concernant la collaboration entre Sony music et le staff de l’artiste. A propos, Hono, administrateur de l’artiste s’exprimait sur un post Facebook de Sali Ouédraogo en ces termes « Salif Ackermann Ouédraogo, je te remercie pour cette opportunité que tu me donnes pour m’exprimer sur cette question.

Il faut dire avant tout propos que depuis que je suis l’administrateur de Hawa, je n’ai jamais eu accès au contrat entre l’artiste et SONY. A chaque demande on me pose la clause de confidentialité. A croire que Hawa a même signé un avenant du contrat pour le single DOLADA sans savoir ce qu’elle faisait. En réalité Hawa a été victime du fait de son niveau d’instruction et de la naïveté des personnes qui étaient présentes dès les premiers instants.

Je n’ai pas d’informations ni de notification officielles mais tout porte à croire que le contrat est à terme et Hawa est libre actuellement.

C’est une grosse déception au niveau artistique, commercial et financier pour Hawa.

Je vais vous surprendre mais depuis que je suis avec l’artiste, elle n’a jamais obtenu une prestation ni de revenu par Sony. Toutes nos sorties à l’international ont été goupillées par moi. Je vais m’arrêter là pour dire à tous nos artistes et acteurs culturels que ces majors ne sont pas des enfants de cœur.

Actuellement nous travaillons pour la prochaine sortie de Hawa entièrement produite par moi. Pour finir et vous n’allez pas me croire le dernier titre de Hawa DOLADA a été produite au Burkina arrangé par Nick Anor et produit par moi mais Sony m’a fait savoir qu’au regard de la convention qui les lie à Hawa ils sont les seuls habilités à faire sortir single de l’artiste. J’étais obligé de les céder.

On a tourné la page avec un autre départ pour Hawa. Votre soutien et support seront importants. »

Cette réaction relance le débat de la présence des majors en Afrique. De nombreux artistes ont cassé les contrats qui les liaient à ces structures pour retourner avec les petites maisons de productions locales ou évoluer en indépendants. De nombreuses désillusions.

Marius Diessongo

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