Province des Banwa : les responsables en gestion intégrée des Frontières se concertent

Les autorités qui œuvrent pour une gestion efficace et efficiente des frontières du Burkina Faso ont initié une formation au profit des acteurs frontaliers de la province des Banwa, région de la Boucle du Mouhoun. Ces concertations, initiées par le Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion Sociale à travers le Secrétariat Permanent de la Commission Nationale des Frontières (SP-CNF), se déroulent les lundi 30 novembre et mardi 1er décembre 2020.

L’objectif de cette session de formation est de favoriser une gestion efficace et intégrée des espaces frontaliers et des frontières entre le Burkina Faso et le Mali. Ce, afin qu’il y règne la stabilité, la paix sociale et la sécurité,  gage d’un développement harmonieux et durable. Durant ces deux jours de concertation, les acteurs frontaliers en gestion intégrée des frontières seront outillés sur les questions relatives, entre autres, aux référentiels de gestion des frontières du Burkina Faso, à la coopération transfrontalière, à la matérialisation des frontières, au règlement alternatif des incidents et conflits frontaliers, à la coopération sécuritaire, à la libre circulation des personnes et des biens, à la gestion des ressources naturelles partagées et à la gestion de la transhumance. Cette rencontre a lieu dans la salle de réunion de la SOFITEX de Solenzo au profit des acteurs du même domaine afin que ces derniers puissent échanger dans la fraternité et dans convivialité sur la gestion de leurs frontières. Toute chose qui leur permettra de renforcer la cohabitation pacifique entre leurs populations et leurs voisins et de contribuer à la gestion saine et harmonisée de leurs espaces frontaliers. Et pour cause, au lendemain des indépendances, les États africains ont hérité de la colonisation. A cet effet, les limites territoriales ont été définies sans tenir compte des réalités socioculturelles du continent et dont la majeure partie n’a pas été matérialisée.

Cette  situation fait naître des contestations sur ces limites territoriales et crée par conséquent des différends frontaliers entre les États africains, soucieux chacun de défendre sa souveraineté nationale et son territoire. De ce fait, une grande partie des populations des zones frontalières connaît des difficultés de cohabitation occasionnées non seulement par l’insécurité due à la faiblesse du maillage sécuritaire et à la faible synergie d’actions entre les différents acteurs mais aussi et surtout par des conflits liés à la gestion des ressources naturelles partagées et de la transhumance.

Le Burkina Faso qui partage une frontière d’environ 3615 km dont 1303 km avec la République du Mali n’échappe pas à cette problématique de gestion des frontières et des espaces frontaliers. « Fort heureusement,  tous les faits et incidents qui donnent très souvent lieu à des situations tendues sont désamorcées grâce aux efforts et à la perspicacité des acteurs frontaliers que nous sommes. », a rappelé le Haut-Commissaire de la province des Banwa, Sahabani Zèba, qui a ouvert cette rencontre du donner et du recevoir. Celui-ci a invité les acteurs donc à être assidus et à accorder une attention soutenue aux communications en vue d’un renforcement conséquent de leurs capacités dans la gestion de ces différentes questions pour le bien-être de leurs populations frontalières et le développement de leurs espaces frontaliers.

David Demaison NEBIE

Burkimbia.com

Boucle du Mouhoun

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